Andréanne Mathieu: accepter de vivre parfois avec le déséquilibre

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Novembre 2017

Andréanne Mathieu: accepter de vivre parfois avec le déséquilibre

Offert par Les Affaires


Édition du 11 Novembre 2017

Andréanne Mathieu, présidente et fondatrice, Andréanne & Co

Après une maîtrise de HEC et d’un baccalauréat de l’UQAM-Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, Andréanne Mathieu a débuté dans une agence événementielle avant de fonder en 2013 sa propre société, Andréanne & Co. Elle a reçu en 2017 la palme du Planificateur de l’année de Meeting Professionals International (MPI), et a augmenté son chiffre d’affaire de plus de 850 % en quatre ans.

Finaliste - Nouvelle entrepreneure - PRIX FONDS DE SOLIDARITÉ FTQ

La réalisation dont vous êtes la plus fière ?

Les choses ne se sont pas faites vraiment comme dans les livres, avec un plan de match au départ. J’ai toujours su que je voulais créer une entreprise, mais je ne savais pas dans quel domaine. L’année 2017 a été une réalisation en soi, car c’est là que nous avons enregistré la meilleure croissance de l’entreprise, et que nous avons remporté le prix du meilleur mariage au Canada ainsi que la palme du Planificateur de l’année de Meeting Professionals International (MPI).

Votre plus grand défi ?

Passer du statut de travailleur autonome à celui de chef d’entreprise qui doit recruter des salariés, tout en allant chercher des mandats. On apprend cela dans les livres, mais lorsqu’on doit y faire face, il y a toujours le facteur émotif. Présentement, mon défi se situe dans la gestion de la croissance, compte-tenu de la hausse importante de notre chiffre d’affaires avec le lancement de notre service de planification des mariages.

Comment conciliez-vous votre vie de travail et de famille ?

C’est un défi de tous les jours, puisque mon conjoint a lui aussi une compagnie. Avant, j’essayais de me battre pour tout réussir mais aujourd’hui, j’ai accepté de vivre parfois avec le déséquilibre, ce qui ajoute un côté zen ! Lorsque je me suis arrêtée pour mon congé maternité en 2015, je n’avais que des pigistes et j’ai eu des rencontres clients quatre semaines après l’accouchement. Mais j’ai pu compter aussi sur mon entourage.

Avez-vous eu des mentors ?

Je pense qu’il est important de s’entourer. Jusqu’à l’année dernière, j’avais un coach personnel, car je pense que le business est relié à un tout. Depuis cette année, j’ai pris aussi une coach spécialisée en affaires. Compte-tenu de la croissance exceptionnelle que nous avons connu, j’ai ressenti le besoin de me faire aider pour bâtir une stratégie financière sur trois ans. Il s’agit d’une ancienne cliente, qui avait un beau parcours d’affaires dans le marketing, sur le modèle intrapreneur.

Vos objectifs pour l’entreprise ?

L’idée est que notre chiffre d’affaires se répartisse à part égale entre les événements corporatifs et les mariages. Nous sommes positionnés sur le marché québécois, mais nous recevons aussi des demandes de l’étranger, pour des mariages à Montréal. J’aimerais aussi diversifier la marque avec un concept d’émission télévisée…à suivre !

Lisez les biographies des finalistes et des lauréates du Prix femmes d'affaires

DANS LE MÊME DOSSIER

À la une

Crise des finances publiques? Quelle crise?

30/05/2020 | François Normand

ANALYSE - Quand il y a des crises graves, les gouvernements haussent les impôts. C'est la leçon du 20e siècle.

Il y a toujours des raisons de garder espoir

BLOGUE. La Bourse s'offre un deuxième mois fort rentable grâce aux largesses monétaires.Les indicateurs se contredisent.

Santé publique: une gouvernance de broche à foin

29/05/2020 | Jean-Paul Gagné

BLOGUE. On nous a présenté Horacio Arruda comme étant l’autorité de la Santé publique au Québec. Or, il n'en est rien.