Des infrastructures de transport en appui à l'exploration

Publié le 26/05/2014 à 10:51

Des infrastructures de transport en appui à l'exploration

Publié le 26/05/2014 à 10:51

Toujours à la recherche de nouveaux gisements prometteurs, les compagnies minières poussent leur exploration de plus en plus au nord de la province. Sauf que les infrastructures de transport s’y font rares. À preuve, au lancement du Plan Nord en 2011, le nord du Québec ne comptait qu’environ 51 000 km de chemins forestiers, 4 ports, 26 aéroports, 6 héliports et 1 000 km de rails pour couvrir une superficie de 1,2 million de km2.


Plusieurs investissements dans le secteur ont donc été annoncés au cours des trois dernières années. Certains projets ont déjà été menés à terme, dont l’amélioration des infrastructures aéroportuaires de Puvirnituq, village de la côte est de la baie d’Hudson considéré comme la plaque tournante du transport dans l’ouest du Nunavik.


Le financement conjoint de plus de 45 millions de dollars des gouvernements provincial et fédéral entre 2009 et 2012 permet aujourd’hui à l’aérogare régionale d’accueillir plus d’appareils, ainsi que des avions à réaction de plus grande capacité, ce qui réduit la durée du trajet direct Montréal-Puvirnituq offert quotidiennement par Air Inuit. Deux fois par semaine, il est également possible d’y prendre un vol direct pour Kuujjuaq.


Il arrive aussi parfois que l’investissement privé d’une société minière permette à d’autres compagnies d’explorer plus avant. « Il y a 15 ans, quand Virginia a découvert la mine Éléonore (maintenant propriété de GoldCorp), l’accès à la région était seulement possible par hélicoptère ou encore par hydravion, se souvient Mario Bouchard, président et chef de la direction de Ressources minières Radisson. Depuis, ils ont construit une piste d’atterrissage. Cela va faciliter accès au territoire à d’autres compagnies d’exploration, qui pourront utiliser leurs installations. »


Des routes au-delà du 49e parallèle


Les grands axes routiers se font rares au-delà du 49e parallèle. Certaines découvertes minières sont toutefois en train de changer la donne. La route 167 Nord – l'axe principal qui relie Chibougamau au Lac-Saint-Jean – est en train d’être prolongée jusqu’au secteur des monts Otish, plus précisément jusqu’au projet Renard de la Stornoway Diamond Corporation.


« Cette route donne aussi accès à la communauté de Mistissini et sert présentement d'accès aux ressources jusqu'au secteur du lac Albanel », a précisé la porte-parole du ministère des Transports du Québec Noémie Vanheuverzwijn à Les Affaires. Le projet consiste en la construction d'une route régionale de près de 143 km reliant le réseau routier actuel au chemin minier de Stornoway Diamonds Corporation, d'une longueur de 97 km.


« Ce bout de chemin va permettre aux compagnies qui ont moins de ressources d’avoir accès au territoire, donc, tranquillement, on va pouvoir découvrir d’autres mines dans le secteur », estime Mario Bouchard. Surtout que le projet Renard est la première incursion québécoise dans le domaine du diamant.


L’utilisation des chemins forestiers est une autre méthode d’accès qui a fait ses preuves. « Le développement hydroélectrique autour de la baie James a ouvert un territoire important, fait remarquer Denis Bois, directeur de l’Unité de recherche et de service en technologie à l'Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue. Beaucoup de travaux d’exploration ont pu se faire à partir de ces accès-là, et c’est possible qu’il y ait aussi des projets miniers qui se développent sur la Côte-Nord à partir des accès au projet de la Romaine. »


Avec les années, plusieurs de ces chemins forestiers subissent d’ailleurs des améliorations en vue de devenir des routes d’accès aux villages environnants, comme c’est actuellement le cas pour les communautés cries d’Eastmain, de Wemindji et de Waskaganish.


L’importance des ports


Les résidents de Fermont – communauté située à proximité des mines de fer de Mont-Wright et du lac Bloom – bénéficieront quant à eux d’une amélioration du tracé de la route 389, qui les relie au port de Baie-Comeau. « Le gouvernement du Québec a alloué un budget total de 438 M$ au programme, qui s’échelonnera sur une période de 10 ans », détaille Noémie Vanheuverzwijn en soulignant que ce programme « fait partie du Plan Nord ».


Les projets miniers peuvent tirer avantage du transport maritime. Des barges sillonnent entre autres la baie d’Hudson pour livrer du matériel d’exploration, et l’étude de faisabilité d’un projet de port en eau profonde situé à Whapmagoostui Kuujjuarapik était au menu du Plan Nord, que le nouveau gouvernement libéral a récemment promis de relancer.


 


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