Adventure Gold pourrait investir plusieurs millions en forage dans Detour Québec


Édition du 30 Mai 2015

Adventure Gold pourrait investir plusieurs millions en forage dans Detour Québec


Édition du 30 Mai 2015

La découverte d’intersections aurifères extrêmement encourageantes dans la région du Lower Detour à l’hiver 2014 a été reçue comme une bouffée d’air frais par les sociétés d’exploration présentes le long du segment.

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C’est notamment le cas d’Adventure Gold, qui a complété cet hiver une première campagne de forage de 1500 mètres sur son projet Detour Québec, détenu à 100 %. La société y a également mené des travaux de coupes de lignes et des levés géophysiques dans l’espoir de cerner les meilleures cibles pour les prochains forages.

« On a fait quatre forages et beaucoup de travaux géophysiques », résume Marco Gagnon, président et chef de direction. « C’est un projet qui est rendu mature, on l’a amené à l’étape où on pourrait facilement investir plusieurs millions en forages. On a plusieurs cibles de qualité. »

Le projet Detour Québec consiste en 869 titres d’une superficie totale de plus de 47 000 hectares, au nord-ouest de Matagami. Il s’étend sur 80 kilomètres le long du segment aurifère Detour, qui chevauche la frontière ontarienne et où est également présent –du côté québécois– Balmoral Resources.

En juin 2014, la société Detour Gold, qui opère la mine Detour Lake du côté ontarien, a publié des résultats extrêmement prometteurs à la suite d’une campagne de forage menée dans le Lower Detour.

Si la découverte a certainement motivé Adventure Gold à se pencher davantage sur son projet Detour Québec, elle n’en néglige pas pour autant son projet vedette de Val-d’Or Est, situé à 25 kilomètres de Val-d’Or.

« Cette année, on a mis beaucoup d’argent dans Detour, il y a eu de belles découvertes du côté de l’Ontario », convient M. Gagnon. « C’est un terrain à fort potentiel mais ce n’est pas au même niveau d’avancement que notre projet phare de Val-d’Or Est. C’est là qu’on a le plus de ressources. »

Adventure Gold compte d’ailleurs y reprendre les travaux de décapage effectués au mois d’octobre 2014 dès la fin de la débâcle printanière. L’objectif pour 2015 est double : réaliser une étude économique sur un projet de mine à ciel ouvert et mener suffisamment de forages pour augmenter les ressources à plus de 1 million d’onces d’or.

Selon une estimation 43-101 menée en 2013, la seule propriété Pascalis –clé de voûte du projet Val-d’Or Est– recèlerait 770 000 onces d’or en ressources inférées, à une teneur de 2,6 g/t. Suite à une campagne de forage de 3000 mètres menée à l’été 2014, une partie de ces ressources ont été transférées en ressources mesurées et indiquées, quoiqu’elles n’aient pas encore fait l‘objet d’un nouveau calcul.  La propriété Pascalis est le site de l’ancienne mine Lucien-C.-Béliveau, exploitée par Cambior de 1989 à 1993 pour une production moyenne de quelque 45 000 onces par an.

« À l’interne, on a fait des simulations de mines à ciel ouvert avec différentes teneurs de coupe, pour voir ce qu’on pourrait aller chercher sous terre », explique le président. « Maintenant, on va faire faire une étude économique préliminaire par des consultants indépendants. » Quant aux travaux de décapages, ils devraient permettre d’augmenter davantage les ressources mesurées et indiquées.  

Comme tous les présidents de société d’exploration, M. Gagnon admet que le contexte est difficile. « En 2014, on a effectué beaucoup moins de forages qu’à l’habitude, alors on a essayé de protéger nos meilleures propriétés », dit-il. « On travaille en partenariat mais même nos partenaires sont moins actifs. » Fin avril, la société Ressources GFK –qui a signé une entente d’option pour le projet Casa-Cameron en 2013– a d’ailleurs dû verser $50 000 à Adventure Gold pour prolonger de 18 mois sa période de travaux.

En juin 2014, Adventure Gold a bouclé un placement privé d’actions non-accréditives de $923 000, dont plus de la moitié provenait du Fonds de solidarité FTQ et du Fonds régional de solidarité FTQ Abitibi-Témiscamingue. « On préfère le non-accréditif, parce qu’au lieu de donner le crédit d’impôt [relatif aux ressources] à l’investisseur, on peut le mettre dans le sol », se réjouit M. Gagnon. Pour l’année 2015, la société dispose d’un budget de $1,5 million, dont une partie a déjà été investie. D’une valeur boursière de $8 millions, son titre est stable à 10¢ avoir être grimpé à 27¢ en juin 2014.

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