Les votes sur la rémunération ne sont pas une panacée pour les petits actionnaires

Publié le 13/02/2010 à 00:00, mis à jour le 02/12/2010 à 14:56

Les votes sur la rémunération ne sont pas une panacée pour les petits actionnaires

Publié le 13/02/2010 à 00:00, mis à jour le 02/12/2010 à 14:56

Par Marie-Claude Morin

Le vote consultatif sur la rémunération des dirigeants est un pas vers une meilleure gouvernance d'entreprise. Mais il ne donne qu'un pouvoir limité aux petits investisseurs puisqu'il n'est que consultatif et qu'il ne porte que sur le calcul (plutôt que sur la taille) de la rémunération.

Le vote sur la rémunération (say on pay) entrera en vigueur au Canada au printemps. Treize entreprises, des sociétés financières surtout, tiendront un vote dès leur prochaine assemblée annuelle. Telus et Enbridge se sont engagées à le faire en 2011.

Voter sur les politiques

Toute entreprise canadienne inscrite en Bourse doit détailler sa politique de rémunération dans sa circulaire de sollicitation de procuration publiée un à deux mois avant son assemblée annuelle.

Le comité de rémunération de l'entreprise doit y décrire les éléments de la rémunération des cinq dirigeants les mieux payés et justifier ses choix.

C'est sur la pertinence de ces politiques de rémunération que les actionnaires sont invités à se prononcer, au moyen du say on pay. Une approche qui n'a pas que des avantages. Pour certains, c'est la façon la plus adéquate et réaliste de procéder. " La rémunération comporte trop d'éléments complexes et demande trop de recul pour que les actionnaires votent sur le montant accordé ", dit Richard Joly, de Leaders & Cie.

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