Les questions à se poser pour améliorer les programmes

Publié le 15/01/2011 à 00:00, mis à jour le 24/01/2011 à 15:00

Les questions à se poser pour améliorer les programmes

Publié le 15/01/2011 à 00:00, mis à jour le 24/01/2011 à 15:00

Par Marie-Claude Morin

Les membres du jury du concours Korn/FerryLes Affaires font la lumière sur les prochains enjeux susceptibles d'alimenter les futurs débats sur la rémunération des dirigeants.

La rémunération totale est-elle raisonnable?

Les investisseurs et le grand public ne perdent pas cette question de vue, croit Denis Desautels. "Les investisseurs peuvent devenir plus exigeants et faire pression lorsqu'ils constatent des aberrations."

Comparée à quoi?

Puisque les entreprises doivent maintenant en divulguer la composition, les groupes de comparaison mériteraient d'être analysés, croit Michel Magnan. Lorsqu'une entreprise affirme qu'elle rémunère ses dirigeants selon la moyenne de son groupe, à qui fait-elle référence?

Rémunération fixe ou variable?

Ici, aucune recette ne tient la route : c'est du cas par cas. "Ce n'est pas évident de trouver le bon équilibre?", commente Denis Desautels. Les conseils d'administration s'attarderont au dosage optimal, alors que les observateurs tenteront de départager la vraie rémunération variable et la rémunération fixe déguisée en variable.

Le lien entre les résultats et la rémunération retiendra l'attention, notamment la définition des objectifs à atteindre.

Un peu ou beaucoup de risque?

Avec la crise, la gestion des risques a bondi dans le haut de la liste des préoccupations des conseils d'administration. Ce qui place ces derniers devant un difficile dilemme, dit Denis Desautels : s'assurer que le programme de rémunération n'encouragera pas la prise de risques excessive, tout en motivant les dirigeants.

Voter oui, voter non?

Les votes consultatifs sur les régimes de rémunération gagnent en popularité. Selon la Shareholder Association for Research & Education (SHARE), 44 sociétés canadiennes, dont six québécoises, ont déjà mis en place un tel vote ou comptent le faire en 2011 ou 2012. Ces votes feront beaucoup parler ce printemps, prévoit John LeBoutillier. "Reste à voir ce qui ressortira de tout ça", dit-il.

L'administrateur craint que la popularité de cette pratique ne finisse par lui nuire : "Si trop d'entreprises adoptent le vote consultatif, les investisseurs ne pourront pas tout suivre et devront déléguer à des consultants." Ce qui aurait comme conséquence néfaste de concentrer l'exercice des droits de vote entre les mains de Risk Metrics, le plus important consultant en la matière.

DES PISTES DE RÉFLEXION SUR L'AVENIR DE LA GOUVERNANCE

"La qualité de la divulgation financière devrait faire l'objet de plus d'attention, que ce soit les rapports de gestion ou la compétence du comité de vérification. Les plans de relève mériteraient eux aussi d'être regardés de plus près." Michel Magnan

"Envers qui les administrateurs sont-ils redevables? Traditionnellement, on a tenu pour acquis que c'était aux actionnaires, mais la loi et la Cour suprême parlent plutôt de l'ensemble des parties prenantes. Les CA n'ont pas encore osé aborder de front la question, mais tôt ou tard, ils devront s'interroger sur les implications de cet enjeu." Yvan Allaire

"Jusqu'où doit-on aller dans l'indépendance des administrateurs? C'est assez facile de réclamer de l'indépendance à tout prix, mais ce n'est pas mieux si on se retrouve avec des administrateurs ignorants." Claude Lamoureux

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