Un bac intelligent pour les déchets électroniques

Publié le 04/06/2013 à 13:42, mis à jour le 12/06/2013 à 14:06

Un bac intelligent pour les déchets électroniques

Publié le 04/06/2013 à 13:42, mis à jour le 12/06/2013 à 14:06

Philip Benard a créé Électrobac alors qu'il étudiait en comptabilité à HEC Montréal.

Vous avez peut-être déjà vu son nouveau bac de récupération de petit matériel électronique à l’Université de Montréal ou dans la tour de Loto-Québec.

C’est en découvrant tout ce que pouvait receler une poubelle classique en déchets électroniques recyclables, que Philip Benard, alors qu'il étudiait en comptabilité à HEC Montréal, a eu l'idée de concevoir un nouveau bac pour recueillir téléphones cellulaires, lecteurs MP3, appareils photos numériques, câbles, cartouches d’encre destinés finir aux vidanges. Près 1500 livres de matériel électronique ont été récupérés au cours du projet pilote à HEC Montréal en 2011 sur une durée d'un peu moins d'un an.

Depuis 2012, son entreprise, Électrobac, a installé 32 de ces contenants dans des établissements scolaires et des immeubles de bureaux.

L’entreprise se démarque par le fait que le bac peut contenir toute sorte de petit matériel électronique. « Vous êtes obligés d’aller à l’écocentre ou de vous rendre à tel endroit pour rapporter vos cartouches d’encre, à tel autre pour déposer votre vieux téléphone cellulaire. Avec ce bac placé dans des endroits de passage, c’est facile de se débarrasser de tous ces produits de façon écologique», explique Philip Benard.

Électrobac s’occupe de placer, de vider de leur contenu les bacs et d’apporter toute cette marchandise à une entreprise de recyclage certifiée par le programme d’ARPE-QUÉBEC, avec qui l'entreprise collabore activement.

Le plus difficile a été de «créer des algorythmes pour prévoir à quelle fréquence aller vider les bacs aux différents endroits », constate le jeune homme. Une innovation qui a valu à l’entreprise un prix délivré par Recyc Québec.

 

Formation en continu
À la fin de ses études en comptabilité, Philip Benard avait le choix entre un emploi bien payé dans une grande firme de comptabilité et créer sa propre entreprise à 22 ans.

Encadré par deux mentors et un coach d’affaires, il s’est lancé dans l’aventure après avoir mené une étude de marché notamment grâce aux ressources du service Info entrepreneurs.

Il a déjà remporté de nombreux prix et a été lauréat du Concours québécois en entrepreneuriat. Pour assurer sa croissance, il continue de suivre des formations de la Chambre «tous les deux – trois mois » sur différents aspects de la gestion d’une jeune entreprise comme l’atelier sur le pitch de présentation d’entreprise à des investisseurs par exemple.

Maintenant, l’objectif de la jeune entreprise est « de démarcher le marché corporatif d’ici l’été», annonce Philip Benard, pour lequel l’entreprise a une vocation sociale. Vocation qui s’illustre dans son action en faveur du développement durable mais aussi dans la collaboration avec des organismes sociaux tels que l’entreprise d’insertion Formétal qui contribue à la fabrication du bac.

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