Les secteurs féminins, ça existe encore?

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Février 2015

Les secteurs féminins, ça existe encore?

Offert par Les Affaires


Édition du 07 Février 2015

Par Claudine Hébert
Un partenaire pour élargir le spectre

Auteure du livre Vie de femme dans un métier d'hommes, l'architecte et urbaniste Marie-Louise Roy a l'occasion de fréquenter régulièrement des entrepreneures au sein de ses réseaux d'activité. Elle constate que la majorité de celles-ci évoluent effectivement dans le domaine des services. Une caractéristique qu'elle associe aux femmes qui se sont lancées seules en affaires.

«Ces femmes voudront, la plupart du temps, créer une entreprise qui répond d'abord à leurs besoins personnels et familiaux», note Mme Roy. Elle cite en exemple les boutiques pour bébés, la fabrication de barres tendres sans noix... Plusieurs de ces femmes, dit-elle, ont noté qu'il manquait un produit sur le marché pouvant leur venir en aide ou aider leurs enfants.

Par ailleurs, les femmes qui ont un partenaire d'affaires ont tendance à élargir le spectre du choix de leur secteur d'activité, poursuit Mme Roy. Les cas de Lena Swennen (voir p. 20) et de Francine Guay en font la démonstration. Ces femmes, toutes deux présidentes d'une entreprise industrielle, avouent qu'elles auraient pu fonder n'importe quel type de sociétés avec leur conjoint. «C'était avant tout un projet de couple», maintient Francine Guay.

Pour le professeur Lalonde, Lena Swennen et Francine Guay, qui ont hérité du volet administratif, ne font qu'illustrer une tendance observée dans les entreprises relevant de secteurs d'activité plus complexes. «Les entreprises, notamment dans les secteurs technologiques et scientifiques, sont propices aux partenariats d'affaires. Ce sont des entreprises où l'on retrouve généralement deux associés, dont un présente un profil administratif et l'autre, un profil plus technique», explique M. Lalonde.

Enfin, il ne faudrait pas oublier la catégorie des entrepreneures «Obélix», insiste l'architecte Marie-Louise Roy. Une catégorie qui inclut, entre autres les cas de relève en entreprise. Ces entrepreneures sont, dit-elle, tombées dans la «potion magique» dès leur jeune âge. «Elles ont grandi dans un environnement qui les ont exposées à des carrières, sans voir de barrière entre les sexes. Qu'elles se lancent en affaires seules ou avec un partenaire, ce sont leurs expériences de vie qui les influencent à choisir un secteur d'activité conventionnel ou non», conclut Mme Roy.

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Entreprendre au féminin

Dans cette grande série, qui paraît toutes les deux semaines, nous vous présentons le parcours d'entrepreneures de tous horizons, nous examinons des enjeux liés à l'entrepreneuriat féminin, et nous donnons la parole à de grandes personnalités féminines du milieu des affaires québécois.

Présenté par Desjardins, avec la collaboration de Femmessor, la Caisse de dépôt et placement du Québec et PwC

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