Les métiers de l’assurance ont meilleure cote

Publié le 04/06/2013 à 15:11

Les métiers de l’assurance ont meilleure cote

Publié le 04/06/2013 à 15:11

L’image des métiers de l’assurance s’améliore. Le secteur de l’assurance continue néanmoins de se battre pour faire connaître ses métiers et dépoussiérer son image. Une clé pour pallier –au moins en partie - les difficultés de recrutement.


Jeu Facebook, jeu-questionnaire comme à la télévision, les compagnies d’assurance redoublent d’imagination pour attirer les jeunes. Par exemple, la Financière Sun Life, avec « Avez-vous la bosse Financière Sun Life ? », invite à « une expérience, conduite à la première personne comme dans les aventures dont vous êtes le héros, qui (…) fait carrément vivre une journée dans la peau d’un conseiller ».


L’enjeu est d’attirer les jeunes vers les carrières de l’assurance car, pendant longtemps, ils  «pensaient que c’était forcément plate l’assurance », se souvient Catherine Mainguy, la présidente sortante du conseil d'administration du Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec (RCCAQ).


L’image de «l’homme à la valise », de la vente porte-à-porte, d’un travail fastidieux est dépassée. Aujourd’hui, la technologie a envahi toutes les professions de l’assurance, les opportunités de carrière sont nombreuses et rapides et les conditions offertes par les employeurs souvent alléchantes (horaires flexibles, possibilité de télétravail, bonne couverture sociale, formation).


« Il était si difficile de recruter, rappelle Yves Millette, vice-président principal aux affaires québécoises de l’Association canadienne de l’assurance de personnes, que certaines compagnies ont ressenti le besoin de se regrouper. »


Comme celles de Québec qui ont formé Puissance Onze, pour mener des activités visant à améliorer l’image des professions de l’assurance. « Mon ennemi, c’est le manque de connaissance (du secteur de l’assurance)», affirme Gille Juneau, directeur général du Centre de développement en assurances et services financiers (CDASF), créé en 2007.


Cinq ans plus tôt, la Coalition pour la promotion des professions de l’assurance de dommages avait vu le jour face aux mêmes difficultés de recrutement.


 


Meilleure perception du public
Multiplication d’offres de stages aux étudiants, jobs à temps partiel pour les étudiants dans les centres d’appels notamment à Québec, promotion des carrières de l’assurance, présence renforcée sur les médias sociaux, augmentation du nombre d’établissements offrant des formations en assurance (de 11 en 2002 à 29 en 2013 pour l’assurance de dommages).


L’industrie n’a pas ménagé ses efforts… et ne boude pas son plaisir aujourd’hui devant ses résultats. «Les résultats des sondages omnibus ont démontré que l’opinion du public envers les métiers de l’assurance s’est améliorée de 25 % entre 2006 et 2010 », se réjouit Me Robert LaGarde, président de la Coalition pour la promotion des professions en assurance de dommages.


La Coalition, qui est très fière qu’un sondage sur l’indice relatif du bonheur en 2010 ait placé les professionnels de l’assurance de dommages au sommet des  travailleurs heureux au travail.


« On est sur la bonne voie mais il ne faut pas lâcher car il faut encore aller chercher les jeunes », soutient toutefois Nathalie Belzile, vice-présidente ressources humaines d’Intact.

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