LTS Marine s'attaque au secteur ferroviaire

Offert par Les Affaires

Publié le 28/05/2016 à 00:00

LTS Marine s'attaque au secteur ferroviaire

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Publié le 28/05/2016 à 00:00

«On veut exploiter d’autres créneaux, comme les navettes fluviales et les véhicules spéciaux pour les mines ou la foresterie», dit Bruno Tellier, copropriétaire de LTS Marine.

Bruno Tellier et Jean-Louis Lavigne, ingénieurs de formation, ont eu l'idée en 2009 de concevoir un bateau qui fonctionnerait à l'électricité. Entre-temps, leur entreprise, LTS Marine, s'est lancée à bras-le-corps dans un autre marché. «Une entreprise américaine nous a fourni l'occasion d'installer notre système dans un véhicule du secteur ferroviaire», dit le vice-président, Bruno Tellier, interrogé au Missouri alors qu'il participe à la finalisation d'une deuxième version du projet.


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Aujourd'hui, ce locotracteur électrique est la plus importante source de revenus de l'entreprise. Cet engin roule sur rail et sur route, et tire des wagons pour assurer la manutention dans les entrepôts d'entreprises dont les fournitures arrivent par train. Les perspectives sont intéressantes dans ce domaine. «Nous sommes à finir la conception d'une même machine, hybride et plus puissante, qui pourra tirer le double de wagons», indique Bruno Tellier.


Des entrepreneurs persévérants


Le domaine ferroviaire n'avait pas paru d'emblée comme un débouché pour la PME, pour qui «tout aurait pu s'arrêter» quand le constructeur de bateaux qui constituait son principal client s'est désisté, reconnaît Bruno Tellier.


La conception du bateau électrique avait exigé une longue phase de travaux de recherche-développement. Grâce notamment au soutien de l'Institut du véhicule innovant, les entrepreneurs ont mis au point un système de production intégré. Mais les batteries qu'ils achetaient n'étaient pas assez puissantes. Résultat : ils ont fini par concevoir et assembler les leurs.


Durant tout ce processus, mis à part une aide financière obtenue au démarrage, ils ont réussi à s'autofinancer grâce à un contrat avec un constructeur de bateaux intéressé par leur technologie. À l'époque, «notre stratégie de mise en marché était de vendre notre système de production intégré à des distributeurs de bateaux», se souvient Bruno Tellier. Mais nouvel accroc : leur client s'est désisté au bout de quelque temps. «La vente de bateaux représente déjà un petit marché, et le bateau électrique est en quelque sorte une niche dans la niche.»


LTS Marine ne s'est pas découragée et s'est mise à construire des bateaux presque au complet. «On achète les coques et on installe notre système à l'intérieur», précise le vice-président.


Après les États-Unis, le Québec


Le système de production intégré, bien que toujours en évolution, est arrivé à une version aboutie. Reste à trouver des clients. C'est la raison pour laquelle les deux ingénieurs se sont associés à un partenaire spécialisé dans le développement des affaires, Michel Soucy.


Leur marché est pour le moment concentré aux États-Unis, mais les dirigeants de LTS Marine souhaitent mettre au point un système de production intégré sur mesure pour des donneurs d'ouvrage du Québec. Leur principal défi reste le financement de l'étape de commercialisation. «On ne compte pas sur le capital de risque pour une activité de niche, novatrice comme la nôtre et qui n'a pas de marché établi», dit M. Tellier.


Par ailleurs, LTS Marine guette des occasions de développement dans de nombreux domaines autres que ferroviaire. «On veut exploiter d'autres créneaux, comme les navettes fluviales et les véhicules spéciaux pour les mines ou la foresterie.»


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