La mobilité internationale, un nouveau créneau

Offert par Les Affaires


Édition du 08 Octobre 2016

La mobilité internationale, un nouveau créneau

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Édition du 08 Octobre 2016

Julie Lessard, associée responsable du secteur de la mobilité chez BCF.

BCF Avocats d'affaires n'offre plus seulement des services juridiques. Le 29 septembre, le cabinet a lancé un service de mobilité globale des employés qui bonifie son accompagnement en droit d'immigration d'affaires grâce à l'expertise de spécialistes issus d'autres domaines, comme ceux de la gestion, des relations interculturelles ou de la fiscalité.

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«On s'attend à une croissance rapide des activités de ce secteur», explique Julie Lessard, avocate et associée responsable du secteur de la mobilité chez BCF. «Même si on est déjà des leaders dans ce marché, on sait qu'on peut prendre encore plus de place, continuer à faire évoluer notre modèle de service et intervenir auprès d'encore plus d'entreprises, soutient-elle. On est aussi conscient que les entreprises vont avoir des besoins croissants.»

Julie Lessard affirme qu'«il y avait une demande très grande de la part des clients» pour des services non juridiques. Elle raconte que, dans les dossiers qui leur étaient confiés, «il y avait souvent des problèmes qui se présentaient dans les services connexes, et les clients se sentaient perdus».

À ses démarches traditionnelles pour épauler les organisations dans l'obtention de permis de travail ou de visas pour les employées, s'ajoutent notamment un soutien aux entreprises dans l'élaboration de politiques internes de mobilité et de meilleures stratégies pour les services donnés aux expatriés.

La nouvelle offre de BCF prend en compte des éléments aussi variés que le recrutement international, la projection des coûts d'affectation, le déménagement de biens ou l'assistance de l'expatrié dans les contrats et la fiscalité.

Le service qui vient d'être créé regroupe en un bureau une trentaine de travailleurs à temps plein et fait appel à une dizaine de sous-traitants.

Expertise stratégique

BCF travaille sur le développement de ce service depuis un an, «mais ça s'inscrit dans 20 ans d'évolution», précise Mme Lessard.

«Au début de nos activités, nous étions des experts très techniques, raconte-t-elle. Petit à petit, nous sommes devenus des experts plus stratégiques et nous avons appris à travailler en collaboration avec des personnes qui fournissaient des services connexes. Puis, nous nous sommes rendu compte que, pour que ça fonctionne, il faut des services différents : ça prend une approche globale et intégrée.»

Au cours des dernières années, le marché a changé en ce qui concerne les enjeux d'immigration et d'émigration de la main-d'oeuvre, souligne Mme Lessard. «Ce ne sont plus seulement les multinationales qui ont des besoins en mobilité. Si vous prenez le secteur du jeu vidéo, même dans une équipe de 100 personnes vous pouvez retrouver une vingtaine de travailleurs étrangers. Et quand vous avez 100 employés, vous n'avez pas nécessairement une équipe à l'interne spécialisée en mobilité du personnel. Souvent, les gens en ressources humaines se retrouvent au centre de questions qu'ils ne peuvent pas aborder seuls.»

Un complément aux services existants

Aux yeux de France Houle, vice-doyenne à la Faculté de droit de l'Université de Montréal et experte en droit de l'immigration, il est logique et pertinent d'offrir à la fois des services juridiques et non juridiques dans ce domaine. Cela permet de «donner le service le plus complet possible, tant à l'entreprise qu'aux immigrants, qui ont un grand besoin d'informations sur toutes sortes de sujets lorsqu'ils arrivent ici».

Elle évoque la question de la fiscalité, qui ne relève pas nécessairement du secteur juridique, mais sur lequel les travailleurs étrangers ont besoin d'être renseignés.

«Bien souvent, ce sont des organismes non gouvernementaux qui font le travail d'explication, souligne-t-elle. Il y a beaucoup de personnes à servir. Je ne suis pas certaine que les organismes à Montréal ont assez de moyens pour servir cette population. Des entreprises sont prêtes à payer pour ce service.»

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