La santé : Une impression de déjà-vu

Publié le 24/11/2014 à 06:00

La santé : Une impression de déjà-vu

Publié le 24/11/2014 à 06:00

Par Matthieu Charest

Les infrastructures médicales chinoises peinent à répondre à la demande. Une grande proportion des citoyens, vieillissants, requièrent des soins, et l’on assiste présentement à un véritable boom dans la construction d’hôpitaux. Une situation qui a pour effet de stimuler la demande pour des fournitures, produits, et équipements spécialisés. Démultiplié par la taille de la population, le marché est mûr pour des solutions novatrices.


Consultez notre dossier : Des secteurs porteurs pour exporter en Chine


Les données avancées par le ministère de l’Économie, de l’Innovation, et des Exportations du Québec illustrent l’ordre de grandeur du marché chinois : « 357 millions de personnes ont plus de 60 ans, dont près de 40 millions nécessitent un soutien matériel ou humain, et 55 millions d’entre elles n’ont pas accès aux infrastructures dédiées à la réhabilitation médicale. »


La firme McKinsey & Company soutient quant à elle que les occasions d’affaires pour les entreprises étrangères dans ce secteur sont florissantes. « Les lacunes du système public de santé chinois ne seront pas surmontées rapidement. Les patients sont à la recherche de solutions où les coûts et la qualité sont assurés. […] s’ensuit un boom pour fournir les hôpitaux privés en équipements ». En 2013 seulement, plus de 1 500 nouveaux hôpitaux privés auraient ouvert leurs portes en Chine.


Un gage de qualité


« Les Chinois sont très friands des produits de santé, confirme Danièle Bolduc, directrice des ventes internationales chez Nova Essentials, qui produit et commercialise des suppléments probiotiques. Or, les standards de Santé Canada sont très élevés, encore plus qu’aux États-Unis. Notre qualité est donc difficile à égaler », soutient-elle, de retour de sa première mission commerciale en Chine, sous l’égide de M. Couillard.


Une autre montréalaise, Assista Medical, qui offre du linge et des textiles médicaux, revient du même séjour. Le président de l’entreprise souligne deux avantages intrinsèques à ses produits susceptibles d’intéresser les Chinois.


« Il est possible de réutiliser nos produits, après les avoir lavés et stérilisés, entre 75 et 125 fois, sans qu’ils perdent leurs propriétés. » En prime, après leur durée de vie utile, ils ne nécessitent pas d’enfouissement ou d’incinération. Puisque la Chine est aux prises avec un grand problème de pollution, « nous offrons une solution écologique. Et contrairement au coton, très utilisé dans le milieu médical, nos nouveaux tissus techniques offrent une meilleure protection au personnel et aux patients contre les infections. »


Tout comme Nova Essentials, Assista Medical n’exporte pas encore sur le marché chinois, mais leurs premières ventes ne sauraient tarder. « Dans un horizon de 12 à 18 mois », croit le président. Nous devons d’abord obtenir les certifications nécessaires de la CFDA [China Food and Drug Association], explique-t-il. Après le défi règlementaire, ils doivent aussi surmonter la barrière linguistique. « […] pour que nos produits soient homologués et certifiés par les autorités chinoises, nous devons traduire et adapter toute notre documentation en mandarin.»


Une fois ces étapes complétées, un seul client hospitalier leur permettrait « d’augmenter significativement notre volume, ajoute M. Girard. [En Chine] on y retrouve plus de 20 000 hôpitaux. Pendant la mission, nous avons même vu un hôpital avec 1 700 lits et 70 salles d’opération, où il se réalise plus de 50 000 opérations par année! »


Une mission qu’il qualifie d’ailleurs de « très productive. Elle nous a permis de compléter notre plan d’affaires pour pénétrer ce marché. » Même son de cloche de la part de Danièle Bolduc, de Nova Essentials, ravie d’y avoir participé. « J’ai établi d’excellents contacts. Avec des entreprises chinoises, et avec des québécoises. Bien sûr, les retombées seront à long terme. »


Conseils aux entrepreneurs intéressés par la Chine


«Après plus de 40 voyages en Chine à mon actif, je peux vous assurer qu’il faut au minimum deux ou trois visites avant de voir apparaître des liens de confiance. Il faut bâtir son réseau et sa réputation afin d’être en mesure de leur vendre. Également, soyez diligents, faites vos recherches sur vos clients et vos partenaires, et protégez vos marques et procédés. Vous ne voulez pas que vos produits se retrouvent sur des marchés parallèles… » - Benoît Girard, président d’Assista Medical


Consultez notre dossier : Des secteurs porteurs pour exporter en Chine


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