Se départir d’une division pour se concentrer sur ses forces

Publié le 01/11/2010 à 12:08, mis à jour le 01/12/2010 à 11:40

Se départir d’une division pour se concentrer sur ses forces

Publié le 01/11/2010 à 12:08, mis à jour le 01/12/2010 à 11:40

Par Claudine Hébert

Le Groupe Anderson, de Chesterville, a mis fin à ses activités de découpage au laser pour développer une nouvelle technologie prometteuse.

Juillet 2009, l’atmosphère n’est pas à la fête sous le toit de Novatech Laser (Groupe Anderson depuis janvier 2010). L’entreprise de Chesterville spécialisée dans la fabrication de machinerie agricole et forestière a décidé de se départir de sa division de découpage au laser, un service de sous-traitance qu’elle avait pourtant créé en 2005 en raison de la forte demande de ce marché. Conséquence : le quart des 112 employés de la PME des Bois-Francs est mis à pied.

« C’était une décision déchirante, mais visionnaire sur le plan compétitif », explique Patrice Desrochers, vice-président du Groupe Anderson. Le fabricant avait un urgent besoin d’espace pour développer un nouveau produit, le Biobaler, un engin qui permet de récolter la broussaille dans les champs et d’en faire des balles faciles à transporter.

L’idée de vendre la division laser pour donner plus de place à cette nouvelle technologie a germé au retour d’une mission commerciale en Pologne, organisée par le CLD des Bois-Francs, à l’automne 2008. Sceptique, au départ, M. Desrochers a été surpris de l’enthousiasme déclenché par son prototype sur le marché européen. « Je n’avais que des croquis en main, et malgré tout, des entreprises européennes étaient prêtes à acheter illico notre produit », raconte Patrice Desrochers.

Cinq fois moins cher

Le Biobaler, inventé par deux étudiants en génie de l’Université Laval, Luc D’Amours et Frédéric Lavoie – aujourd’hui actionnaires du Groupe Anderson - permet de récolter et de transformer des plantes et des arbres en rouleaux de 4 pieds de diamètre. Actuellement, les producteurs européens de biomasse se servent d’une fourragère pour leur récolte, un équipement qui, jumelé à d’autres machines, nécessite plus d’un million de dollars d’investissement.

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