BDC Capital lance un fonds de capital-risque de 200M$

Publié le 05/05/2021 à 07:00

BDC Capital lance un fonds de capital-risque de 200M$

Publié le 05/05/2021 à 07:00

Par Denis Lalonde
Le logo de la Banque de développement du Canada.

Le Fonds pour les technologies profondes (FTP) sera dirigé par Thomas Park et souhaite investir dans 15 à 20 entreprises canadiennes dans les secteurs de la technologie quantique, l’électronique, la photonique et l’intelligence artificielle fondamentale. (Photo: 123RF)

BDC Capital lance un fonds de capital-risque de 200 millions de dollars pour «accélérer le développement de technologies transformatrices».

Le Fonds pour les technologies profondes (FTP) sera dirigé par Thomas Park et souhaite investir dans 15 à 20 entreprises canadiennes dans les secteurs de la technologie quantique, l’électronique, la photonique et l’intelligence artificielle fondamentale.

«Notre vision pour le Fonds est d’aider à combler une lacune importante dans le paysage technologique canadien, c’est-à-dire la commercialisation et le développement de la recherche de calibre mondial dans des domaines comme la technologie quantique et la photonique, ainsi que la création de nouveaux talents canadiens dans ces secteurs», indique M. Park.

 

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«On parle de technologies qui sont encore à l’étape de la recherche et qui n’ont pas encore d’applications commerciales, mais au potentiel énorme», explique le gestionnaire.

La stratégie du FTP est d’investir 5 à 7 millions de dollars dans chaque entreprise qu’elle parrainera. Le reste de l’argent servira à participer à des rondes subséquentes de financement au fil des ans.

Alors que des startups de technologie profonde commencent à émerger partout dans le monde, BDC Capital dit créer le fonds «pour permettre aux entrepreneurs canadiens du secteur d’avoir accès au capital dont ils ont besoin pour être compétitifs à l’échelle mondiale». 

«Il semble manquer une courroie de transmission pour identifier des technologies qui sont développées dans des universités, les laboratoires ou les centres de recherche et faire le lien avec la culture entrepreneuriale et les grands donneurs d’ordres», raconte Jérôme Nycz, vice-président exécutif à BDC Capital. 

Ce dernier ajoute qu’avec le fonds, BDC Capital fait le pari qu’elle peut devenir cette courroie de transmission et permettre la création d’entreprises en démarrage qui seront en mesure de franchir toutes les étapes jusqu’à la commercialisation de leurs technologies à travers le monde.

Le FTP prévoit mener ses activités sur une période de 12 ans qui pourrait être prolongée de quatre années supplémentaires. L’objectif derrière cette stratégie est d’agir comme «investisseur patient».

«Par exemple, nous sommes actionnaires de D-Wave, une entreprise d’informatique quantique de Colombie-Britannique, depuis 18 ans. On a participé à 11 rondes de financement. C’est juste depuis 5 ans qu’on voit vraiment l’application commerciale de cette technologie avec des clients comme Volkswagen et d’autres grandes entreprises. C’est ce que nous voulons faire avec les entreprises dans lesquelles nous investirons», dit M. Nycz. 

L’équipe de gestionnaires du fonds espère que sa valeur dépassera le milliard de dollars d’ici 12 à 16 ans. «C’est notre aspiration. Notre vision est que chacune de nos entreprises soit de calibre mondial en technologies avec des revenus annuels dépassant le milliard de dollars. Nous voulons créer des champions mondiaux ayant leur siège social au Québec et au Canada», raconte Thomas Park.

Jérôme Nycz ajoute que BDC Capital va utiliser tous les moyens à sa disposition pour atteindre son objectif, ce qui passera par des alliances avec des syndicats d’investisseurs canadiens, comme Tandem Launch, Real Ventures ou Boréal Ventures. 

«Nous possédons des investissements dans 90 fonds et 350 entreprises à travers le Canada. Notre connaissance du marché est très bonne», dit-il.

À travers le Fonds pour les technologies profondes, BDC Capital, division d'investissement de la Banque de développement du Canada, dit s'être inspirée du fonds américain The Engine, qui a obtenu des capitaux privés et s'est associé au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et à l'Université Harvard «pour financer la croissance et le développement des technologies les plus prometteuses issues de ces deux institutions».

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