Start-up: recruter, déléguer et évoluer

Offert par Les Affaires


Édition du 26 Janvier 2019

Start-up: recruter, déléguer et évoluer

Offert par Les Affaires


Édition du 26 Janvier 2019

Les premières ventes ou rondes de financement, synonymes de développement de l'entreprise, précèdent généralement une étape stratégique : le recrutement. «Le but, c'est d'embaucher des personnes meilleures que soi. Moi, j'ai besoin d'admirer mes collègues», souligne Marc-Antoine Ducas, de Netlift. Dominic Gagnon, à l'origine de Connect&Go, confie même que certains de ses salariés peuvent gagner presque deux fois plus que lui.

Parmi la quinzaine d'employés de Unsplash, Stephanie Liverani, sa cofondatrice, révèle que se trouvent... sa mère et son frère. «Au début, vous avez besoin d'avoir une bonne communication et une grande confiance envers les personnes avec qui vous travaillez», justifie-t-elle.

«Au moment du démarrage, il faut tout faire. Dès la formation d'une équipe, il faut toutefois apprendre à déléguer, à partager sa vision et à jouer un rôle de mobilisateur. En bref, passer d'entrepreneur à leader», résume Liette Lamonde, directrice générale de la Fondation Montréal inc.

L'école de l'agilité

Cette évolution peut déstabiliser, explique concrètement Frédéric Lalonde, cofondateur de Hopper qui vient de passer le cap des 200 salariés. «Le talent et les aptitudes nécessaires sont complètement différents au fil du développement. C'est un peu comme si on te disait : "Tout ce que tu fais aujourd'hui, tu vas devoir progressivement l'abandonner au cours des deux prochaines années, et, à la place, il va falloir devenir bon dans des choses que tu ne faisais pas nécessairement auparavant."«

«Rares sont les entrepreneurs qui arrivent à passer d'inventeur à lanceur d'entreprise, puis à gestionnaire de croissance», synthétise Jean-François Ouellet, professeur à HEC Montréal.

«Faire tout ce parcours nécessite une certaine forme de maturité et de discipline», estime M. Lalonde. D'ailleurs, contrairement à une idée reçue, l'âge moyen du fondateur des nouvelles entreprises affichant le plus fort taux de croissance n'avoisine pas la vingtaine, mais plutôt... 45 ans, d'après plusieurs études.

Conséquence : certains n'hésitent pas à passer la main, rendu à un certain stade. C'est le cas, par exemple, de Julien Smith, qui a quitté récemment son poste de CEO de Breather pour ne garder que celui de président. Pour celui qui se définit plus comme un créateur qu'un gestionnaire, «il faut toujours se demander qui est la meilleure personne pour faire grandir la société.»

CLIQUEZ ICI POUR CONSULTER LE DOSSIER «DÉFI START-UP - 4E ÉDITION»

À suivre dans cette section


image

Usine 4.0 – Québec

Mercredi 18 mars


image

Expérience citoyen

Mercredi 01 avril


image

Objectif Nord

Mardi 07 avril


image

Femmes Leaders

Mercredi 22 avril


image

CONNEXION

Jeudi 07 mai


image

Gestion agile

Mercredi 27 mai

DANS LE MÊME DOSSIER

Sur le même sujet

Il n'y a jamais eu de meilleur moment que maintenant pour se lancer en affaires au Québec

22/11/2019 | Alain McKenna

BLOGUE. L’astuce, c’est de savoir où chercher. Cette start-up montréalaise a frappé dans le mille.

Les universités d'ici, berceaux de «start-up»

Édition du 23 Novembre 2019 | Matthieu Charest

Imitant leurs homologues américaines, les universités québécoises produisent légions de «start-up».

À la une

À surveiller: Banque Nationale, Kinaxis et Banque TD

08:55 | Jean Gagnon

Que faire avec les titres de Banque Nationale, Kinaxis et Banque TD? Voici quelques recommandations d'analystes.

Bourse: le temps de miser sur les grandes banques canadiennes?

BALADO. Les plongeons boursiers des derniers jours rendent les titres bancaires très intéressants, selon Steve Bélisle.

Bourse: Wall Street poursuit sa décroissance

Mis à jour il y a 9 minutes | LesAffaires.com et AFP

REVUE DES MARCHÉS. Wall Street s'oriente vers sa pire semaine depuis 2008.