Le coworking est devenu une véritable industrie

Publié le 07/12/2016 à 17:15

Le coworking est devenu une véritable industrie

Publié le 07/12/2016 à 17:15

Par Matthieu Charest

Dans le monde, le nombre d'espaces de coworking est passé de 75 en 2007 à 1 130 en 2011. À la fin de 2016, on en compterait plus de 10 000, selon le magazine Deskmag.

«Le Québec suit la tendance mondiale, affirme Ian Patrick-Thibault, de Coworking Rive-Sud. [Le nombre] doit doubler chaque année. Je ne suis pas prêt à dire que le marché est saturé, mais il prend de la maturité. Il n'y a aucune preuve que les espaces privés soient rentables, comme WeWork [données financières privées]. Mais ils répondent à un besoin, et donc, certains entrepreneurs les offrent. Des propriétaires immobiliers qui ont des espaces vacants peuvent les transformer en espaces collaboratifs, et les travailleurs peuvent y trouver une communauté. Des assurances collectives, pourquoi pas ?»

Mais il y a bel et bien un risque. Les espaces de coworking, à quelques exceptions près, comme Fabrik8, à Montréal, propriétaire de ses locaux, sont loués et sous-loués sur de courtes périodes de temps. La coopérative Ecto, par exemple, loue son espace pour 5 000 $ par mois. Si le bail est de cinq ans, l'organisation doit s'assurer d'une occupation maximale, et ce, sur de longues périodes.

«De ce que j'entends, il y a bel et bien un enjeu de survie, de pérennité», constate l'experte Viviane Sergi, de l'UQAM. «Ça pousse de partout, remarque aussi Manaf Bouchentouf, directeur de l'Accélérateur Banque Nationale-HEC Montréal. Mais c'est normal, l'écosystème se bâtit. Ça va se rationaliser. Ça commence déjà.»

De plus en plus de demandes, d'offres et de spécialisation des espaces... Cela dit, il est trop tôt pour comprendre si le point d'équilibre est atteint ou s'il est déjà dépassé.

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