Comment transformer des «non» en «oui»

Publié le 16/01/2017 à 12:09, mis à jour le 16/01/2017 à 16:11

Comment transformer des «non» en «oui»

Publié le 16/01/2017 à 12:09, mis à jour le 16/01/2017 à 16:11

Par Julien Brault

La semaine dernière, j’ai eu la chance de commencer le programme d’accélération du Centech avec l’équipe de Hardbacon. Le programme est prometteur, mais il a eu un impact sur ma charge de travail, dans la mesure où le temps que j’ai passé à apprendre sur l'élaboration d’entreprises à grand potentiel, je ne l’ai pas passé à faire les mille et une choses qu’il fallait que j’accomplisse.

Les journées se sont donc terminées plus tard la fin de semaine dernière et j’ai dû travailler samedi et dimanche. Il faut dire qu’on amorce le développement de notre application mobile et qu’on est dans la dernière ligne droite avant le lancement de notre campagne de financement collaboratif, qui a pour but de financer la production d’un cours sur l’investissement.

Malgré tout, le programme a déjà eu des retombées pour Hardbacon. En fait, j’ai appris quelque chose en écoutant une conférence d’un entrepreneur québécois dans le cadre du programme de Centech.

Étant donné que nous avons eu comme directive de garder confidentiel le contenu de cette conférence, je ne vais pas vous la raconter. Je peux toutefois vous dire qu’après avoir écouté ladite conférence, j’ai réalisé que je prenais les refus, voire même les absences de réponse, un peu trop au sérieux.

Du temps que j’étais journaliste, j’avais généralement peu de temps pour réaliser chaque article, et j’avais tendance à passer au prochain appel très rapidement si un expert ou un entrepreneur ne répondait pas à mes courriels, ou me disait non. Je me contentais de contacter d’autres sources jusqu’à ce qu’on réponde par la positive. Bref, plutôt que de revenir à la charge ou de me montrer persuasif, je multipliais mes perches tendues. 

C’est une stratégie qui fonctionne bien en affaires lorsqu’il est question de partenariats non stratégiques ou de petits contrats, mais qui peut être préjudiciable dans d’autres contextes. Par exemple, quand on recrute, il faut trouver LA bonne personne et non pas une personne ayant les bonnes compétences. Il ne faut pas reculer devant le fait qu’une personne a déjà un emploi ou qu’elle refuse. Il faut revenir à la charge, et ça, l’entrepreneur qui est venu parler à l’ETS l’a bien compris.

Je n’ai pas d’argent pour embaucher, mais j’ai décidé de contacter des gens à première vue hors d’atteinte pour siéger sur le comité aviseur de Hardbacon. J’ai déjà constitué un comité aux compétences diversifiées, mais il me manque une sommité de l’industrie bancaire. J’ai donc fait une courte liste d’ancien PDG de banques canadiennes et j’ai commencé à les contacter. Je ne m’attends pas à ce qu’ils mordent à l’hameçon à ma première approche, mais je suis déterminé à les relancer jusqu’à ce qu’ils acceptent d’entendre mon résumé de vive voix. Et s’ils disent «Non» après m’avoir entendu, je vais quand même les relancer.

Ça a l’air évident, mais peu de gens se montrent extrêmement insistants. Quand on veut convaincre quelqu’un de nous donner un contrat, de s’associer à nous ou de nous vendre son entreprise, on augmente nos chances en insistant. Même si la personne n’est pas intéressée dans ce que vous lui proposez initialement, votre insistance la fera réfléchir. Après tout, si vous n’arrêtez pas de revenir à la charge, c’est probablement parce que cette personne pourrait avoir plus d’impact en travaillant avec vous.

Principales réalisations:

  • Établissement des fonctionnalités du MVP de notre app mobile
  • Finalisation de notre présentation (résumé deck) pour les investisseurs
  • Mise à jour de notre page de pré-campagne de financement collaboratif

Mesures de croissance:

  • Revenu: 0$ (total: 4350$, croissance: 0%)
  • Nouveaux abonnés à l’infolettre : 44 (total: 3777, croissance: 1%)
  • Nouveaux abonnés sur Instagram : 116 (total: 1508, croissance: 8%)
  • Nouveaux J’aime sur Facebook : 27 (total: 2414, croissance: 1%)

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