La technologie au service de la santé publique et des éleveurs

Publié le 12/05/2011 à 00:00, mis à jour le 16/01/2012 à 15:00

La technologie au service de la santé publique et des éleveurs

Publié le 12/05/2011 à 00:00, mis à jour le 16/01/2012 à 15:00

Par Julien Brault

[Photo : La Terre de chez-nous]

Après la crise de la vache folle en 2003, les premiers boeufs canadiens qui ont pu franchir les frontières du Japon provenaient du Québec. Ils ont trouvé grâce aux yeux des importateurs nippons en raison de leurs plaques d'identification munies d'une puce RFID fournies par Agri-Traçabilité Québec.


Créée en 2001 à l'initiative de l'Union des producteurs agricoles et du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), Agri-Traçabilité Québec achemine aujourd'hui environ un million d'identifiants à 17 000 éleveurs.


Ces identifiants sont des boucles qu'on attache aux oreilles du bétail, sur lesquels se trouve une série de chiffres propre à chaque bête. Les boucles de l'organisme québécois sont équipées d'une puce RFID, qui émet des ondes radio de courte portée, ce qui permet d'identifier les animaux à distance à l'aide d'un lecteur numérique.


Plus rapide que le système de passeport en vigueur en Europe, celui d'Agri-Traçabilité permet de disposer d'une banque de données mise à jour toutes les heures. " L'avantage, c'est qu'en très peu de temps, on est en mesure de circonscrire une crise pour réduire la perte concernant le cheptel ", explique Daniel Marcheterre, directeur général d'Agri-Traçabilité Québec, qui ajoute que le MAPAQ est en mesure de réagir très rapidement et de manière très ciblée à une éventuelle crise.


La technologie au ras des pâquerettes


Mal accueillie par les éleveurs à ses débuts, la technologie d'Agri-Traçabilité Québec a néanmoins l'avantage d'alléger le fardeau administratif des différents acteurs de l'industrie, tenus par la loi de déclarer les allées et venues du bétail. " À l'origine, c'était une mesure de contrôle sanitaire, et le producteur se voyait d'abord comme celui qui en paierait la facture ", reconnaît Réal Daigle, de la Fédération des producteurs de bovins.


Les éleveurs, qui doivent débourser environ deux dollars par identifiant, ont réussi à tirer parti du système qu'on leur a imposé. Grâce à l'information sur chacune des bêtes, les éleveurs ont pu développer des marchés de niche. " Il y a eu un important client japonais qui voulait précisément des bouvillons de moins de 21 mois et, grâce au système, c'était possible de déterminer efficacement l'âge des animaux ", relate M. Daigle.


Les puces RFID permettent aux éleveurs et aux abattoirs de faire les déclarations réglementaires de manière simplifiée. Les producteurs peuvent les faire par Internet ou grâce au duo bâton de lecture numérique/téléphone intelligent ou par télécopieur.


Dotés d'une connectivité Bluetooth, ces bâtons peuvent transmettre une déclaration directement au portable du producteur, qui relaie ensuite l'information à Agri-Traçabilité Québec par les réseaux cellulaires.


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