Hyperloop: la torontoise Transpod lance une filiale en France

Publié le 22/01/2019 à 14:23

Hyperloop: la torontoise Transpod lance une filiale en France

Publié le 22/01/2019 à 14:23

Par AFP
Un tube d'un train Hyperloop longe une autoroute bordée de champs verts.

Une image de synthèse d'une capsule développée par TransPod (Photo: courtoisie)

La start-up canadienne TransPod, qui planche sur une version du train futuriste Hyperloop, a annoncé mardi le lancement d’une filiale en France et des collaborations avec de nouveaux partenaires, dont ArcelorMittal et EDF.

TransPod va installer ses activités de recherche et développement à Limoges, a indiqué son PDG Sébastien Gendron lors d’une cérémonie à l’ambassade du Canada à Paris.

Une piste d’essai longue de 3 km doit être parallèlement construite près de Limoges à Droux (Haute-Vienne). Les travaux doivent commencer « au printemps », le permis de construire ayant été obtenu en novembre, selon M. Gendron. 

L’investissement est estimé à 21 millions d’euros.

La société veut pouvoir entamer des essais à grande vitesse en 2020, afin de construire un prototype -également assemblé à Limoges- en 2022 et d’obtenir une homologation européenne d’ici 2025. 

Pour cela, il devra disposer de 10 km de « démonstrateur » vers 2023.

« On ne peut pas se permettre d’avoir une ligne de 10 km perdue dans la pampa, donc il faut que ce premier tronçon soit partie intégrante d’une ligne commerciale » future, compte tenu des coûts de construction, a expliqué l’ingénieur français à l’AFP.

TransPod envisage plusieurs axes: Calgary-Edmonton au Canada, et en France de Paris au Havre, de Paris à Toulouse, de Lyon à Saint-Etienne et entre Marseille et son aéroport. L’objectif étant d’ouvrir « une première ligne commerciale à 1000 km/h autour de 2030 ». 

« On en est encore au début », a reconnu M. Gendron, qui espère boucler en mars une collecte de fonds de 50 millions de dollars US « déjà sécurisée à 70 % ».

Comme pour les autres projets Hyperloop, l’idée est de faire léviter des capsules (« pods ») qui glisseront à très grande vitesse dans des tubes sous vide.

TransPod a parallèlement annoncé mardi des partenariats avec le groupe sidérurgique ArcelorMittal — chargé de l’analyse de l’acier et de la fourniture des tubes — EDF et la Sade, filiale de Veolia spécialisée dans les travaux dans les réseaux. 

La start-up va également s’associer avec l’université de Limoges.

Vincent Lénolie, premier adjoint (radical) au maire de Limoges et président de l’association Hyperloop Limoges, qui a attiré TransPod dans la région, veut maintenant « fédérer les énergies » dans les régions pour promouvoir le concept, en créant une association nationale Hyperloop France.

« Faisons en sorte que demain, les tubes irriguent la France », a lancé l’élu, pour qui ses liaisons doivent être construites à travers le territoire avec de l’argent privé.


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