Quinze40: les commerçants souhaitent l'intervention du maire Coderre

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Mai 2015

Quinze40: les commerçants souhaitent l'intervention du maire Coderre

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Édition du 16 Mai 2015

Par Martin Jolicoeur

Denis Coderre, maire de Montréal. [Photo: Jérôme Lavallée]

Les acteurs montréalais du commerce de détail pressent le maire de la métropole, Denis Coderre, à prendre rapidement position contre le projet de construction d'un mégacentre commercial connu sous le nom de Quinze40.


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Projeté à l'intersection des autoroutes Décarie et métropolitaine, à Ville Mont-Royal, le Quinze40 s'étendrait sur 3 millions de pieds carrés et représenterait des investissements de deux millions de dollars. Carbonleo en est le promoteur. La même entreprise est à l'origine du Dix30, cet autre complexe commercial de 4 M de pi2 à Brossard, sur la Rive-Sud de Montréal.


« A-t-on réellement besoin d'un tel nouveau projet commercial ? » lancent en choeur les représentants des artères commerciales de Montréal. « Il s'est ajouté des millions de pieds carrés de superficie commerciale pendant que la population de Montréal stagnait. Il faut que ça cesse », affirme Mike Parente, directeur général de la société de développement commercial de la Plaza St-Hubert, qui s'étend sur 1,2 km entre les rues Bellechasse et Jean-Talon.


Comme ce projet est mené par Ville Mont-Royal, donc à l'extérieur de sa juridiction, le maire Coderre n'a pas de pouvoir direct sur celui-ci. « C'est vrai, admet André Poulin, directeur général de Destination Centre-Ville et président de l'Association des Sociétés de développement commercial de Montréal. Mais le maire a un pouvoir d'influence et de protection du tissu commercial de sa ville, et il doit l'exercer avec vigueur. »


Les consommateurs n'ayant pas une capacité de dépenser illimitée, M. Poulin juge que la multiplication de projets commerciaux, à plus forte raison ceux situés si près de Montréal, réduit la part de chaque commerçant.


« Que ce soit directement ou indirectement, il est évident que ce projet aura des répercussions négatives sur nous », affirme Mike Parente.


À l'instar des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis, la rue Saint-Hubert s'apprête à connaître d'importants travaux. L'ajout d'un concurrent aussi importance que le Quinze40 à proximité ne pourrait pas plus mal tomber, croit M. Parente.


Sans avoir d'effet direct sur les habitudes de consommation des résidents de l'île, les mégaprojets résidentiels et commerciaux comme le Dix30 et le Faubourg Boisbriand exercent un pouvoir de rétention sur la clientèle des banlieues qui, jusqu'à récemment, pouvaient venir fréquemment faire ses emplettes au centre-ville, analyse JoAnne Labrecque, professeure au Département de marketing de HEC Montréal.


André Poulin souhaite un retour du commerce de proximité. « Un parent qui achète des mitaines à son enfant devrait pouvoir le faire à pied, dit-il. Ça fait 25 ans qu'on fait tout pour accommoder les banlieusards en appliquant un modèle révolu de développement à l'américaine. Ce ne sont pas de méga-centres dont Montréal a besoin, mais de plus de résidants. »


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