Les commerçants de Montréal réclament plus d'amour

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Mai 2015

Les commerçants de Montréal réclament plus d'amour

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Édition du 16 Mai 2015

La Sainte-Catherine rend nerveux

C'est dans ce contexte que le projet de rénovation de la rue Sainte-Catherine Ouest constitue un objet de grande inquiétude pour les commerçants montréalais. Ces derniers évoquent encore avec émoi les troubles majeurs qu'ont provoqués, chaque fois pendant plusieurs mois, les travaux d'infrastructures du boulevard Saint-Laurent, de la rue Saint-Denis et de l'avenue du Parc.

« On a causé la faillite de plusieurs entreprises et on n'a toujours pas réussi à restaurer le succès commercial de ces artères », répète à qui veut l'entendre Stephen Léopold, président du conseil d'Immodev, un des plus importants courtiers immobiliers de la métropole.

Le projet de restauration des infrastructures souterraines de la rue Sainte-Catherine doit s'étendre sur 2,2 km, entre la rue De Bleury et l'avenue Atwater. La première phase (80 à 95 M$) des travaux commencera au printemps 2016 et se terminera en 2019. La deuxième phase, qui doit quant à elle s'étirer vers l'ouest jusqu'à Atwater, débutera ensuite pour une durée indéterminée.

« Dire que nous sommes inquiets n'est pas le mot. Nous sommes excessivement inquiets », répond André Poulin, de Destination Centre-Ville, territoire où la rue Sainte-Catherine fait justement office de colonne vertébrale. Il prie pour que la Ville trouve les moyens de soutenir la vitalité de cette artère.

La Ville de Montréal dit vouloir saisir l'occasion pour embellir la rue à coups de dizaines de millions de dollars et promet que ses responsables sauront coordonner les travaux des différents fournisseurs de services afin d'éviter le maximum d'inconvénients à ses résidents, clients et commerçants. Mais rien n'y fait. André Poulin dit craindre que les élus fassent du chantier de la rue Sainte-Catherine « un événement ». « C'est le coeur, l'image de Montréal. Ça ne peut pas durer des années comme les travaux du Quartier des spectacles. »

Les commerçants souhaitent que les travaux aient lieu dans un temps record, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et que, comme au Japon, ils se démarquent par leur efficacité et le respect des usagers autant que des échéanciers. « Ce n'est pas tout d'accorder des contrats dans les règles, ajoute M. Poulin. Une fois les contrats octroyés, les entrepreneurs devraient avoir le souci de ne pas nuire, de travailler dans l'urgence et de se comporter autrement que s'ils se trouvaient sur un terrain vague à la campagne. »

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