Les commerçants de Montréal réclament plus d'amour

Offert par Les Affaires


Édition du 16 Mai 2015

Les commerçants de Montréal réclament plus d'amour

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Édition du 16 Mai 2015

Par Martin Jolicoeur

Le projet de restauration des infrastructures souterraines de la rue Sainte-Catherine doit s’étendre sur 2,2 km, entre la rue De Bleury et l’avenue Atwater. [Photo: Jean Gagnon]

Les bouleversements qui frappent le commerce de détail n'épargnent pas la métropole. Bien au contraire. Et loin de se sentir mieux outillés pour faire face à la tempête, les commerçants montréalais s'inquiètent pour leur avenir.

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Target, Smart Set, Bikini Village, Parasuco, Jacob, Mexx, Sony et Future Shop ne sont que quelques exemples de détaillants en difficulté qui, au cours des derniers mois, ont annoncé l'arrêt complet ou partiel de leurs activités. Une situation qui s'est fait sentir partout, à Montréal comme ailleurs, et qui pour bien des observateurs pourrait encore faire plusieurs victimes.

« Ce n'est pas compliqué ; les commerces de Montréal ont un grand besoin d'amour. Il est plus que temps qu'on s'en rende compte et que, surtout, les décideurs agissent en conséquence », affirme André Poulin, directeur général de Destination Centre-Ville, l'une des 17 sociétés de développement commercial (SDC) de Montréal.

Dans l'espoir d'insuffler un nouvel élan à l'activité des artères commerciales de son territoire, la Ville de Montréal a annoncé, le 8 mai, la mouture d'un futur plan directeur, doté d'une enveloppe de 40,5 millions de dollars sur 10 ans (2015-2026). Ce plan devrait permettre de définir un cadre d'intervention grâce auquel la Ville pourrait mieux soutenir « sa diversité commerciale, son centre-ville, les SDC et le commerce de proximité », a indiqué le maire Denis Coderre.

« Un pas dans la bonne direction », se réjouit M. Poulin, préférant toutefois attendre de voir comment le tout s'orchestrera avant de crier victoire. En outre, cette annonce prévoit la relance d'un programme de rénovation pour bâtiments commerciaux de 20 artères, d'une valeur de 15,4 M$ sur cinq ans (2016-2020), et la création d'un programme de 13,9 M$ sur 10 ans (2015-2024), consacré au soutien des artères pénalisées par de grands travaux. L'annonce prévoyait également 4,7 M$ pour le fonctionnement des SDC existantes et la création de nouvelles, de même que 1,5 M$ pour la promotion de la diversité commerciale et du commerce de proximité.

Un secteur en difficulté

On espère ainsi que ces mesures apporteront une bouffée d'oxygène aux rues commerçantes de la métropole, qui en ont bien besoin. La trentaine d'artères commerciales souffre en outre des changements rapides de la composition de sa population (vieillissement, appauvrissement, etc.), de l'exode des familles en banlieue et des changements technologiques.

Le commerce électronique, soutient Léopold Turgeon, pdg du Conseil québécois du commerce de détail, a démultiplié pour le consommateur la diversité de produits auxquels il a accès, et il a amplifié l'importance de la concurrence à laquelle font face les détaillants. Les ventes électroniques par les détaillants de l'extérieur font mal.

Cette situation, doit-on préciser, écorche autant les rues commerciales que les centres commerciaux de l'île, souligne JoAnne Labrecque, professeure de marketing et commerce de détail à HEC Montréal. Mais, à la différence d'autres régions, les commerçants de l'île doivent composer avec une concurrence accrue venue de la multiplication des complexes commerciaux d'envergure dans sa périphérie immédiate ou plus éloignée (Vaudreuil, Terrebonne, Brossard, Boisbriand).

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