La croissance de Northland Power et d'Algonquin Power, un antidote aux taux

Offert par Les Affaires


Édition du 14 Novembre 2015

La croissance de Northland Power et d'Algonquin Power, un antidote aux taux

Offert par Les Affaires


Édition du 14 Novembre 2015

Par Dominique Beauchamp

[Photo : Bloomberg]

Parmi les fournisseurs d'électricité, Fortis et Emera sont les doyennes des dividendes. Toutefois, la croissance lente de leurs activités réglementées cache certains risques, croit Steve Bélisle, gestionnaire de portefeuille principal chez Manuvie.


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Ces grandes sociétés sont solides, mais la progression plus modeste de leurs profits freine leur capacité à augmenter leur dividende.


Leurs titres, dont la valeur fluctue essentiellement en fonction du rendement des obligations, risquent donc de souffrir davantage dans une éventuelle remontée des taux.


«Dans le but de croître, ces deux entreprises ont récemment payé le prix fort pour des fournisseurs américains d'électricité, ce qui augmente leur profil de risque au moment où l'évaluation de leur action est relativement élevée», explique M. Bélisle.


Le gestionnaire de Montréal préfère miser sur des entreprises de taille moyenne dont la croissance des bénéfices permet d'augmenter plus rapidement le dividende, et ainsi atténuer l'effet défavorable des taux sur les cours en Bourse.


Deux producteurs indépendants, Northland Power et Algonquin Power & Utilities, peuvent procurer un rendement annuel de 10 %, le double de celui que l'on peut attendre de la part de Fortis et d'Emera, donne en exemple M. Bélisle.


Northland Power : la croissance est dans l'éolien


Northland Power est un petit producteur d'énergie renouvelable au Canada et en Europe, avec 12 installations en service (dont deux petits parcs éoliens au Québec) et quatre en construction (en Ontario, en Allemagne et aux Pays-Bas).


La mise en service de deux parcs éoliens au large de la mer du Nord à la fin de 2017 changera le visage de la société torontoise et propulsera ses flux de trésorerie à plus de 2 $ par action à la fin de 2017, prévoit le gestionnaire de Manuvie.


En 2018, 61 % de son bénéfice d'exploitation proviendra de l'énergie éolienne au large des côtes, alors que la production d'électricité de ses installations éoliennes terrestres ne lui procure que 7 % de ce bénéfice actuellement.


Toutefois, en attendant ce saut de perche, les dépenses en capital sont importantes. Si bien que le versement du dividende dépassera les flux de trésorerie en 2016, pour revenir à un ratio plus soutenable en 2017.


Pour financer la construction de 6 milliards de dollars de tous ses projets, Northland et ses filiales ont emprunté et émis des actions ordinaires et privilégiées ainsi que des débentures convertibles, comme le veut la pratique dans l'industrie.


Le gestionnaire de Manuvie s'en soucie peu, puisque «le rendement de 6,4 % du dividende est assez élevé pour offrir une certaine protection, en attendant la croissance plus élevée prévue». M. Bélisle estime que le titre de Northland doublera à 28,50 $ d'ici 2017.


Le financier apprécie aussi le fait que les dirigeants détiennent 35 % des actions de la société bientôt trentenaire, reconnue pour la bonne marche de ses projets.


L'ontarienne Algonquin est bien diversifiée


Le producteur d'énergie renouvelable Algonquin Power & Utilities est un autre choix populaire parmi les analystes, qui aiment sa diversification nord-américaine, ainsi que la stabilité de sa division Liberty, distributrice d'eau, de gaz naturel et d'électricité qui compte 489 000 clients dans dix États américains.


La société ontarienne croît aussi plus rapidement que les sociétés équivalentes, notamment à la faveur de sa capacité à dénicher de bons projets aux États-Unis, avec des partenaires locaux, explique M. Bélisle.


Des retards dans certains projets en construction nuiront à sa rentabilité à court terme, mais la société n'aura aucun mal à atteindre la croissance promise de 10 % de son dividende par année, grâce à ses projets existants et à la hausse de ses tarifs réglementés, estime Matthew Akman, analyste chez Banque Scotia.


Des installations d'énergie renouvelable d'une valeur de 1,1 G$ devraient entrer en service entre 2016 et 2018, ce qui augmentera de 56 % sa capacité installée, précise Bill Cabel, analyste chez Desjardins Marché des capitaux.


À moyen terme, Algonquin aimerait aussi doubler à un million le nombre des clients de sa division Liberty, au moyen d'acquisitions, indique Ben Pham, analyste chez de BMO Marchés des capitaux.


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