Echy : Faire pénétrer le soleil dans les espaces de travail

Publié le 18/11/2015 à 00:01

Echy : Faire pénétrer le soleil dans les espaces de travail

Publié le 18/11/2015 à 00:01

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La technologie mise au point par Echy s’inspire d’une innovation japonaise des années 1980 qui consiste à capter, sur un panneau installé sur le toit d’un édifice, la lumière et la concentrer par des lentilles vers un faisceau de fibre optique. Par la sui

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Par Matthieu Quiret, Les Échos (France)

ÉCOCONSTRUCTION – Comme de nombreux étudiants plongés dans des auditoriums obscurs, les deux apprentis ingénieurs déplorent de devoir passer autant d’heures sous la lumière artificielle. Comment faire entrer les photons du soleil dans les salles en sous sol, ou au cœur des grands bâtiments ?

En 2010, profitant des travaux pratiques imposés à l’école, les deux entrepreneurs creusent la question, épluchent la littérature jusqu’à tomber sur une innovation japonaise datant des années 1980. Cette technologie passée dans le domaine public capte en toiture la lumière dans un panneau, concentrée par des lentilles vers un faisceau de fibres optiques. Les deux ingénieurs se lancent pour défi de démocratiser le produit du fournisseur japonais, trop cher.

En 2011, ils croisent la route de la jeune banquière Stéphanie Lebeuze, avec qui ils créent Echy un an plus tard. Le temps de développer leur premier produit, un capteur de 6m2 de surface capable de convoyer jusqu’à 15 000 lumens sur une longueur de 30 mètres pour éclairer 50 m2.

Favoriser le bien-être des employés

Plus efficace, le système s’avère six fois moins cher au mètre carré éclairé, font valoir ses créateurs. L’entreprise, qui se positionne avant tout sur l’éclairage des bureaux, des supermarchés et des bâtiments tertiaires, ne peut pas jouer pour autant l’argument du prix. Théoriquement, l’invention permet de réduire jusqu’à 40 % de la consommation d’énergie. Pourtant.

Stéphanie Lebeuze reconnaît que seul 30 % d’une journée de travail peut ainsi être éclairé car les panneaux ne fonctionnent que par beau temps. Un éclairage à diode d’appoint est donc indispensable et renchérit l’investissement. Voilà pourquoi Echy préfère brandir l’argument du bien-être des utilisateurs, enjeu de plus en plus pris en compte par les architectes et les employeurs.

À lire les allégations de la jeune pousse, la lumière naturelle « renforce les défenses immunitaires et permet d’éviter le vieillissement prématuré ». Risques de diabète, insomnies, obésité ou encore dépression, la liste des risques pesant sur les forçats du néon donne des sueurs froides. Ce sillon de l’argument santé a déjà été creusé par d’autres produits comme les lampes de luminothérapie qui prospèrent sur les plateaux de bureau occidentaux ou dans les pays nordiques.

Grâce à cet argument, l’entreprise parvient à retrouver de la compétitivité : « les concepteurs de bureaux prévoient souvent des atriums pour apporter de la lumière naturelle en cœur de bâtiments, ce qui génère des surcoûts de construction qu’on peut limiter » indique la cofondatrice. Dans les cœurs de plateaux, les architectes ont souvent pris l’habitude d’y localiser les salles de réunions où les salariés passent en principe moins de temps que dans leurs bureaux placés plus proches des ouvrants. Là encore, le panneau d’Echy réinjecte un peu d’environnement extérieur. « Pendant la journée, la lumière évolue, devient plus ou moins chaude » raconte Stéphanie Lebeuze.

C’est ainsi que la société a convaincu Carrefour de tester le dispositif dans l’espace d’accueil du Carrefour Market de Bonneval (Eure-et-Loir). Elle affirme avoir installé une dizaine d’autres systèmes, dans un tri postal, un laboratoire, des bureaux ou le technolopole L’Arbois près d’Aix en Provence. Le trio d’entrepreneurs cherche maintenant à signer des « accords-cadres » avec des acteurs dans la grande distribution, par exemple pour déployer progressivement ses solutions. La jeune pousse planche aussi sur un panneau deux fois plus efficace pour compenser la perte de rendement des fibres optique sur la longueur. Echy se prend aussi à rêver un jour de capter jusqu’à 10 % du marché de l’éclairage tertiaire.

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