Dire oui au bon programme d'avantages sociaux pour vos employés

Offert par Les Affaires


Édition du 24 Novembre 2018

Dire oui au bon programme d'avantages sociaux pour vos employés

Offert par Les Affaires


Édition du 24 Novembre 2018

Par Richard Cloutier

[Photo: 123RF]


Bien que pour une PME, la mise en place et le maintien d’un programme d’avantages sociaux puisse s’avérer coûteux, les bénéfices en découlant sont multiples. 


Non seulement il peut « avoir pour effet de vous positionner avantageusement comme employeur de choix et consciencieux », mais il peut aussi permettre « d’attirer et de retenir de bons employés », indique Érick Cloutier, directeur, Développement, Solutions d’assistance RH, au Cabinet d’assurances Banque Nationale, sur le site Internet de l’institution. 


De plus, la mise en place d’un programme d’avantages sociaux peut se traduire par une baisse de l’absentéisme, une amélioration de la productivité des employés, et « permet d’instaurer une politique formelle en cas de décès, d’invalidité, d’accident, de maladie ou en ce qui concerne la retraite des employés », ajoute-t-il.


Toutefois, si les avantages sociaux permettent à une PME d’offrir à ses employés une couverture à risque élevé pour un faible coût, encore faut-il que le programme corresponde aux besoins et aux attentes de ses bénéficiaires. À défaut d’y parvenir, la valeur du programme ne sera pas reconnue par les participants comme étant partie intégrante de leur rémunération, bien qu’il s’agisse d’une forme de rémunération non salariale.


À cet égard, les résultats du Sondage Sanofi Canada 2018 sur les soins de santé démontrent que seulement 48 % des participants en mauvaise santé ont accordé une bonne note à leur régime. Une tendance qui persiste d’année en année et qui a fait réagir Chris Bonnett, conseiller principal chez H3 Consulting et membre du conseil consultatif : « Les employés en mauvaise santé continuent d’être moins satisfaits de la valeur de leur régime. Ce sont eux, en fait, qui ont le plus besoin du régime, mais nous ne tenons peut-être pas toujours compte de leurs expériences parce qu’ils se fondent dans la majorité des employés qui sont relativement en bonne santé ».


« Nous devons chercher à améliorer la façon dont nous aidons les promoteurs à communiquer la valeur de leur régime aux participants. Nous pouvons isoler la valeur de l’assurance pour qu’elle soit mieux comprise et appréciée par tous les participants, et non uniquement par le peu d’entre eux qui font des demandes de règlement », a pour sa part indiqué Pierre Marion, Directeur de marché, Québec, chez Croix bleue Medavie, en relation avec ces résultats du sondage Sanofi Canada 2018. 


Tailler sur mesure


Les employeurs recherchent souvent des solutions qui permettront d’offrir des régimes avantageux à moindre coût, confirme Éric Trudel, premier vice-président, Stratégies et gestion de l’offre chez SSQ Assurance.


Selon lui, une tendance de fond est le déplacement du risque financier supporté par l’employeur vers un modèle de cotisations déterminées plutôt que de prestations déterminées pour contrôler davantage les engagements financiers.


Il est toutefois catégorique : « Notre pérennité passe par une capacité accrue de comprendre et connaître davantage nos clients assurés ». 


S’il est d’avis que l’utilisation de données permet, par exemple, de proposer des offres pertinentes au bon moment et en utilisant le moyen le plus approprié pour chaque client, Éric Trudel convient que cette connaissance est acquise « par le biais de leurs interactions dans notre écosystème », ce qui implique de recueillir certaines données. Il importe alors de s’assurer « de préserver la confiance de nos clients, au travers de cette cueillette et interprétation des données ». 


Bien que des cadres réglementaires soient « établis et hautement respectés », la compréhension des individus quant à l’utilisation des données recueillies varie, en dépit des consentements accordés, convient Éric Trudel. « De plus, nous comprenons que les individus sont particulièrement sensibles quant à l’usage des données liées à la santé ». 


Par où commencer?


Charles-Antoine Villeneuve, vice-président, pratique d’assurance collective chez Morneau Shepell, constate pour sa part que la grande difficulté rencontrée par les employeurs consiste à déterminer par où commencer et où investir afin que leur programme d’avantages sociaux ait le plus d’impact possible.


« Il faut avoir une vision très large pour ensuite arriver à des décisions précises qui cibleront les interventions », affirme-t-il. 


C’est là que l’utilisation des données issues de sources diverses, par exemple des systèmes internes, des réclamations chez l’assureur, mais également en faisant des corrélations entre différents paramètres comme le niveau et la nature des risques de santé dans une région donnée, « permet d’améliorer et mettre en place le bon plan d’action pour cibler les bonnes personnes », illustre Charles-Antoine Villeneuve. 


Si pour l’instant l’option des régimes flexibles, souvent construits à partir des données recueillies, n’apporte pas la réponse à toutes les questions, bien que pour de nombreux employeurs ces régimes servent de différentiateur pour attirer et retenir du talent, Charles-Antoine Villeneuve est d’avis que la technologie va bientôt permettre d’amener le régime flexible à un autre niveau : celui des régimes flexibles très explosés, où l’ensemble des avantages sociaux se trouvent combinés. 


« Je donne par exemple à l’employé un salaire de 50 000$ et je lui dis que pour ses avantages sociaux, principalement les régimes d’assurance et de retraite, il bénéficie d’une enveloppe de 10 000 $ qu’il doit dépenser selon ses besoins. L’employé pourrait ainsi prendre une partie de l’enveloppe en argent, augmenter sa protection en assurance ou investir davantage dans son plan de retraite, ou même se payer une semaine de vacances supplémentaire », illustre Charles-Antoine Villeneuve.


Cette approche, qui permet de responsabiliser les employés et peut rendre l’employeur davantage attractif, respecte également l’ensemble des générations en offrant des options mieux à adaptées à chacune d’elles, dit-il. 


« Est-ce que le fait d’amener l’employé à prendre une décision complète selon ses besoins sera bientôt une tendance? Ce n’est pas exactement le régime que nous observons aujourd’hui, mais nous développons présentement les plateformes afin d’être prêts à accommoder ce type de régime dans le futur », affirme Charles-Antoine Villeneuve.


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