«Les coachs nous aident de façon très concrète» - Joël Sirois, BioIntelligence Technologies

Offert par Les Affaires

Publié le 03/02/2015 à 14:19

«Les coachs nous aident de façon très concrète» - Joël Sirois, BioIntelligence Technologies

Offert par Les Affaires

Publié le 03/02/2015 à 14:19

Joël Sirois bénéficie de l’accompagnement de l’Accélérateur de création d’entreprises technologiques (ACET) de l’Université de Sherbrooke depuis deux ans pour son entreprise BioIntelligence Technologies.

La firme est spécialisée dans la mise au point de capteurs intelligents et de serveurs-analystes qui permettent un suivi détaillé en temps réel des procédés de transformation en biotechnologies industrielles (cosmétique, environnement, pharmaceutique, etc.). Arrivée au stade de pré-commercialisation, la jeune compagnie est en phase de recherche de financement.

Joël Sirois a reçu les conseils de divers mentors spécialisés et il a aussi accès aux membres du conseil d’administration, dont Paul Gobeil, ancien président du Conseil du trésor et ex-vice-président du CA de Metro, «directement impliqué dans mon dossier », explique-t-il.

Pour Joël Sirois, le principal atout de l’ACET, c’est sa flexibilité ainsi que l’accès à des ressources implantées dans le milieu. « Les coachs sont des experts dans leurs domaines. Ils peuvent nous aider de façon très concrète pour, par exemple, adopter la méthode de commercialisation adaptée à notre situation.»

Le conseil d’administration de l’incubateur compte plusieurs personnalités d’affaires aguerries. Outre Paul Gobeil, on y retrouve Laurent Beaudoin, président du CA de Bombardier, ainsi que l’homme d’affaires André L’Espérance.

Le fait que l’ACET fasse partie de l’UdS est aussi un plus, selon lui. «On a accès aux cours qui sont donnés notamment au centre de formation Laurent Baudouin sur l’innovation stratégique ou l’intelligence compétitive par exemple, précise Joël Sirois. On peut ensuite aller demander des conseils aux enseignants pour notre propre entreprise».

L’accompagnement de l’ACET dure normalement deux ans et devrait donc s’achever bientôt pour BioIntelligence Technologies. Mais «les ponts ne sont jamais coupés », se réjouit le chef d’entreprise.

Un pré-incubateur

L’ACET a déjà vu passer une quarantaine d’entreprises depuis sa création en 2011, dans les domaines médical, manufacturier, du développement durable et de la photonique, notamment.

«Sur ce nombre, seulement huit n’ont pas survécu pour des problèmes divers», souligne Roger Noël, pdg de l’accélérateur et enseignant en comptabilité et développement des affaires, récemment retraité de l’Université de Sherbrooke.

L’ACET est conçu comme un préalable à un incubateur. Il sert à identifier des projets d’entreprises issus de recherches effectuées principalement à l’Université de Sherbrooke (UdS). Une fois les projets à fort potentiel dénichés et structurés, il les aide à démarrer. Aujourd’hui, 80 % des projets viennent de l’UdS.

Sa particularité : offrir de l’aide pour mettre en place la structure de départ grâce à du coaching, du mentorat et des services de professionnels (avocats, fiscalistes, etc.).

« Nos entrepreneurs sont rarement compétents dans le domaine des affaires. Les coaches les aident donc à trouver leur première commande, leur donnent accès à un réseau. Nous apportons un accompagnement très rapproché tout au long de la préparation du plan d’affaire, le montage du dossier de financement, etc.», énumère Jacques Lajoie, vice-président et directeur technologique de l’ACET.

L’ACET a choisi une structure administrative légère, sans location de locaux, afin de consacrer à l’accompagnement l’essentiel de ses ressources - un budget annuel d'un million de dollars - issues des gouvernements fédéral et provincial ainsi que de l’Université de Sherbrooke et d’investisseurs privés.

« Ce qui aide à avoir du succès, c’est de s’entourer de gens compétents qui donnent des conseils, mais aussi qui franchissent les étapes avec les jeunes entrepreneurs afin qu’ils gagnent en confiance. Cet accompagnement, que ces débutants ne pourraient pas s’offrir, augmente leur chance de succès et leur donne de la crédibilité face aux financeurs et aux potentiels clients», conclut Roger Noël.

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