De la banque aux terrains de jeux

Offert par Les Affaires


Édition du 31 Janvier 2015

De la banque aux terrains de jeux

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Édition du 31 Janvier 2015

Les Jeux Modul’Air sont nés dans le garage de la maison familiale de Daniel Marcotte, alors directeur de banque. L’entreprise a pris son envol au sein de l’incubateur de la Société de développement économique de Drummondville (SDED), où elle est restée pendant trois ans. Sortie depuis 2012, elle a connu une forte croissance jusqu’à atteindre un chiffre d’affaires de 600 000 $ en 2013. Elle compte cinq employés en saison et deux le reste de l’année.


Cliquez ici pour consulter le dossier : Accélérateurs et incubateurs


Le père de famille de sept enfants a eu une idée en or : fabriquer lui-même, pour ses enfants, des modules de jeux extérieurs en bois. «Dans le commerce, on ne trouvait pas de produits de qualité ou alors c’était très cher », se souvient-il.


Ses créations ne sont pas passées inaperçues dans le voisinage, qui n’a pas tardé à passer commande au banquier. La demande est devenue telle que les fins de semaine et le garage de la maison familiale n’ont plus suffi pour répondre aux commandes.


Mais quitter une carrière lucrative en finance pour une activité saisonnière et nouvelle sans garantie de succès ne coule pas de source. «Si l’incubateur n’avait pas existé, je ne sais pas si j’aurais fait le saut», reconnaît Daniel Marcotte.


Le prix de location des locaux à l’incubateur et la possibilité de résilier le bail avec un court préavis l’ont encouragé à prendre le risque de se lancer. La location des bureaux était l’argument principal pour lequel il s’est installé à l’incubateur de la SDED.


Mais il a également bénéficié de l’accompagnement d’un mentor fourni par l’incubateur, un homme d’affaires. Pendant deux ans, la relation entre les deux entrepreneurs a été fructueuse.


«Il m’a fait réfléchir et m’a fait profiter de son expérience, par exemple pour compléter le bail lorsque j’ai loué mon local à la sortie de l’incubateur », témoigne le chef d’entreprise. Il a aussi eu de l’aide de la SDED pour mettre au point son plan d’affaires dans le but de demander du financement.


Daniel Marcotte a apprécié par ailleurs la visibilité offerte grâce aux événements organisés et à la médiatisation des bons coups des locataires. «Le volet publicitaire m’a beaucoup aidé. Le personnel de la SDED a monté des dossiers pour me faire participer à des concours d’entrepreneuriat. J’ai gagné des prix grâce à cela. Sans eux, je n’aurais jamais eu le temps de m’en occuper puisque c’est moi qui construisais les modules, les installais et gérais la compagnie en même temps», explique-t-il.


Installé dans une usine de 6000 pi2, à Sainte-Cyrille de Wendover, depuis deux ans, le chef d’entreprise fabrique entre 100 et 200 modules par an, principalement vendus au Québec, mais aussi en Ontario et ponctuellement hors des frontières canadiennes.


Le chiffre d’affaires a été en constante croissance depuis la création de l’entreprise qui voit ses marchés augmenter peu à peu. Si Daniel Marcotte vise avec ses modules surtout les clientèles résidentielle et commerciale, il vend également des accessoires homologués à des CPE et des écoles, un secteur qu’il hésite néanmoins à approfondir pour le moment étant données les fortes contraintes liées aux normes exigées.


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