Sur les traces d'Elon Musk

Offert par Les Affaires

Publié le 14/03/2016 à 00:00

Sur les traces d'Elon Musk

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Publié le 14/03/2016 à 00:00

Simon Yanni voit dans la robotique, son champ d'activité, le potentiel d'améliorer la qualité de vie des collectivités. «J'aimerais utiliser mes connaissances en mécanique, en électronique et en programmation pour contribuer au bien-être collectif», dit le jeune ingénieur.

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Il puise son inspiration dans les réalisations d'Elon Musk, pdg de SpaceX et Tesla Motors, ainsi que de Larry Page et Sergey Brin, les fondateurs de Google, qui, à son avis, ont «transformé le monde» avec «leur volonté d'avoir un impact positif». Influencé par les écrits de Peter Diamandis, président de la fondation X Prize et cofondateur de la Singularity University, il juge que les technologies peuvent créer de l'abondance, et que ses effets finissent par profiter aux entreprises, à leurs clients et à la société dans son ensemble.

Simon Yanni travaille chez Solution GRB, une entreprise de Granby spécialisée dans la robotisation et l'automatisation industrielle. À ses yeux, notre époque permet aux ingénieurs d'«innover et d'avoir un impact positif sur la société». Avec cinq autres étudiants de l'École de technologie supérieure (ÉTS), il a participé à la conception d'un exosquelette, un robot muni de bras de chaque côté, qui se porte comme un sac à dos. Cette création pourrait permettre à un humain, grâce à des capteurs et à un système pneumatique, de soulever de lourdes charges en fournissant moins d'effort. Pour Simon Yanni, la démarche a été riche en enseignements. «Cela m'a confirmé qu'il est plus que jamais possible de passer d'une idée à la réalité, en raison des ressources qui sont de plus en plus accessibles», dit-il.

Dans le cas de l'exosquelette, seulement quatre mois ont été nécessaires pour passer de l'intention à un prototype fonctionnel. Selon lui, le bassin d'informations disponibles à l'aide des moteurs de recherche, la puissance des plus récents logiciels de conception et de simulation, ainsi que la rapidité des nouveaux outils de prototypage, comme les imprimantes 3D, facilitent la réalisation et l'exécution des projets.

Combinés à la multiplication des ateliers de fabrication numérique (Fab Lab) et à l'essor du sociofinancement, ces outils engendreront «énormément d'innovations, parce qu'ils libéreront la créativité», dit-il. Et Simon Yanni semble très motivé à libérer la sienne.

Simon Yanni (24 ans)

Génie mécanique, spécialisation en robotique

École de technologie supérieure (ÉTS)

Ce qu'il rêve de changer : «Améliorer le bien-être collectif à l'aide de la robotique.»

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