Des solutions pour sauver des vies

Offert par Les Affaires

Publié le 14/03/2016 à 00:00

Des solutions pour sauver des vies

Offert par Les Affaires

Publié le 14/03/2016 à 00:00

Avant même de quitter son pays d'origine en 2009, la Burundaise Daniella Niyonkuru souhaitait sauver des vies. Et c'est en améliorant le développement logiciel de systèmes embarqués que l'ingénieure en informatique de 26 ans y contribue. «J'adore trouver des méthodes plus sécuritaires et efficaces pour fabriquer des appareils dont on a besoin», dit-elle.

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Au terme de ses études de maîtrise en génie électrique et informatique à l'Université Carleton à Ottawa, elle a démontré la manière de développer plus rapidement et efficacement les logiciels de systèmes embarqués - ces ordinateurs spécialisés dans une tâche précise et intégrés aux objets de tous les jours, comme des téléphones, des voitures ou des avions.

Alors que la demande augmente, les méthodes utilisées pour mettre au point ces systèmes ne suivent pas, et l'industrie manque de temps pour les tester. «Sortir à la hâte une nouvelle version de contrôleur de freins automatiques pourrait causer des accidents mortels. L'important, c'est de se baser sur l'aspect vérification, et pas seulement de raccourcir le développement logiciel pour répondre aux besoins des consommateurs», note la diplômée en génie, qui a aussi étudié à l'Université du Québec en Outaouais.

Sa découverte, encore sur les planches à dessin, lui a valu un accès direct au doctorat. Mais elle ressentait le besoin d'explorer le marché du travail avant d'entreprendre une thèse. En octobre 2015, elle a été recrutée par le fabricant de simulateurs de vol CAE. En plus des logiciels de navigation de Boeing 737 et d'Airbus 320, utilisés pour entraîner des pilotes, elle a le mandat d'implanter des situations à l'origine d'écrasements, comme un GPS qui affiche la mauvaise localisation.

«On développe des logiciels qui, par exemple, simulent ce qui se passerait si un oiseau entrait dans le moteur d'un avion. Grâce à ces simulations, les futurs pilotes s'entraînent à réagir en situation extrême.»

Pour Daniella Niyonkuru, donner au suivant est aussi important que prévenir des accidents. C'est pourquoi elle a joué un rôle de mentor auprès de filles du primaire et du secondaire. Et être à la tête d'un projet de R-D, dans un monde où plus de femmes occuperaient des postes en génie, voilà son emploi de rêve !

Daniella Niyonkuru (26 ans)

Génie électrique et informatique

Université du Québec en Outaouais et Université Carleton

Ce qu'elle rêverait de changer : «Développer des appareils cruciaux dans les domaines biomédical, de l'aviation et de l'automobile. Par exemple, prévenir des accidents de la route en détectant les conducteurs fatigués ou en ralentissant automatiquement les véhicules en cas d'incident.»

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