Défaut de paiement: risque écarté jusqu'au terme du mandat Obama

Publié le 27/10/2015 à 06:47

Défaut de paiement: risque écarté jusqu'au terme du mandat Obama

Publié le 27/10/2015 à 06:47

Par AFP

Photo: Shutterstock

La majorité républicaine du Congrès américain et la Maison Blanche se sont mises d'accord sur un rare compromis budgétaire qui, s'il était adopté, écarterait tout risque de défaut de paiement pour le reste de la présidence de Barack Obama.

Les républicains de la Chambre des représentants ont dévoilé peu avant minuit lundi soir une proposition de loi négociée en toute discrétion depuis plusieurs semaines entre les chefs républicains de la Chambre et du Sénat, John Boehner et Mitch McConnell, les leaders démocrates Nancy Pelosi et Harry Reid, et la Maison Blanche.

L'accord doit maintenant être adopté par la Chambre puis le Sénat dans les prochains jours.

Le texte fixe les budgets des années budgétaires 2016 et 2017, et autorise le Trésor à continuer à emprunter sur les marchés jusqu'au 15 mars 2017 - assurant à Barack Obama qu'il n'aura plus à gérer de crise budgétaire jusqu'à son départ en janvier 2017.

Les élus prévoient un assouplissement des mesures d'austérité en place depuis 2011 et une augmentation des dépenses fédérales par rapport aux limites inscrites dans la loi, une hausse équitablement répartie entre les dépenses militaires et hors défense; cet équilibre était exigé par Barack Obama.

En contrepartie, des économies seraient dégagées notamment dans le grand programme public d'assurance maladie pour les plus de 65 ans, Medicare.

Le Trésor avait fixé au 3 novembre la date-butoir pour que le Congrès vote une augmentation de la limite légale de la dette fédérale, un montant en dollars fixé et augmenté régulièrement par le Congrès. Sans un tel vote, Washington risquerait de se retrouver en défaut de paiement.

Les ultra-conservateurs, influents au sein du parti républicain, sont vivement opposés à une telle mesure sans réduction des dépenses publiques. En 2011 et en octobre 2013, ils avaient tout fait pour bloquer un vote, jusqu'à la dernière minute. Leur obstruction avait coûté aux Etats-Unis une baisse de sa note de crédit à l'été 2011.

Ce scénario semble désormais écarté, à moins d'un coup de théâtre.

Le président de la Chambre, John Boehner, poussé à la retraite par le Tea Party, semble en effet déterminé à faire adopter le relèvement du plafond de la dette malgré les objections de la faction ultra-conservatrice, juste avant sa démission du Congrès, prévue vendredi. Le favori pour lui succéder, le représentant républicain Paul Ryan, 45 ans, verrait ainsi l'un des sujets les plus épineux de la politique américaine réglé avant sa prise de fonctions.

 

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