Fabriqué au Québec et vendu... en Chine 

Publié le 15/06/2011 à 11:44, mis à jour le 18/10/2011 à 11:02

Fabriqué au Québec et vendu... en Chine 

Publié le 15/06/2011 à 11:44, mis à jour le 18/10/2011 à 11:02

Une des façons de prospérer dans l’économie de l’avenir, c’est de percer les marchés D’exportation… de l’avenir. Comment ? Grâce à des produits de niche et à de bons partenaires.


À Shenzhen, dans le sud de la Chine, une serre de trois hectares produit pas moins de 12 millions de laitues Boston par an. Elles seront vendues en vrac dans les marchés publics chinois.


L’immense serre fonctionne grâce au système clé en main issu d’un projet de recherche et dévelop-pement qui remonte aux années 1980. La techno-logie est totalement québécoise et a été mise en marché par une entreprise de Mirabel, Hydronov. Celle-ci se positionne dans un secteur d’activité assez restreint : la culture hydroponique de laitue « la plus productive du monde », selon Luc Desrochers, le président de l’entreprise.


Il n’y a pas qu’aux alentours de Shenzhen que vous trouve-rez la laitue Boston de Luc Desrochers. Elle pousse également dans cinq autres serres de Chine, dont l’une dans les environs de Pékin, et l’autre à Shanghaï. Dire qu’il y a quelques années encore, la laitue Boston était pour les Chinois aussi exotique que le kiwi l’était pour nous il y a 30 ans !


Et l’entreprise n’est pas présente qu’en Chine. Elle a aussi réalisé des projets au Japon, au Mexique, aux États-Unis, en Martinique, en Côte d’Ivoire, en Angola, et bien sûr, au Québec. Cette réussite d’Hydronov à l’international a de quoi rendre jalouses des entreprises bien plus imposantes. En dépit de moyens modestes, l’entreprise a su s’implanter dans un des marchés les plus dynamiques et les plus convoités par tous les entrepreneurs du monde.


Autrefois, une percée dans le marché américain était la consécration pour une entreprise. Désormais, il faut conquérir la Chine, l’Inde ou le Brésil.


Malgré leurs 2,6 milliards d’habitants et des croissances économiques record, ces trois marchés ne comptent encore que pour 5,1 % (3 G$) de la valeur des exportations québécoises. C’est une goutte d’eau par rapport aux 40,1 milliards de dollars que représente le marché américain.


Cependant, les temps changent. La domination des États-Unis en tant que destination finale de la majorité de nos expor-tations diminue.


Depuis 2001, la part des produits que nous exportons vers les États-Unis a reculé de 33 %, tandis que celle du Brésil, de la Chine et de l’Inde a bondi de 233 % en moyenne.

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