Comment le blockchain va remplacer le banquier

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Octobre 2016

Comment le blockchain va remplacer le banquier

Offert par Les Affaires


Édition du 22 Octobre 2016

Par Alain McKenna

Imaginez financer votre entreprise à partir de votre mobile, instantanément. Ou échanger sur des marchés étrangers sans frais ni courtier. C'est tout simple. Et ça pourrait être possible aussi tôt que l'an prochain. C'est ce que promet le blockchain (ou registre des transactions), la technologie derrière le bitcoin, une monnaie numérique que redoute surtout le secteur financier, même si la plupart des grandes institutions souhaiteraient en adopter certaines composantes, comme le blockchain.

Selon la personne à qui on s'adresse, cette technologie prend diverses formes. Ce registre transactionnel sécurisé et décentralisé assure la validité d'une transaction, sans égard à sa forme. Il peut remplacer les intermédiaires traditionnels dans des transactions de tout genre : banquiers, courtiers, assureurs, avocats ou notaires ! Cette vidéo explicative et assez claire devrait vous convaincre du vertigineux potentiel de cette technologie...



Le blockchain promet une grande révolution - et rapide ! C'est ce que croit le World Economic Forum (WEF). «Pour une fois, c'est une technologie qui pourrait remplir ses promesses, en remodelant l'ensemble des services financiers, à condition qu'il se forme une bonne collaboration entre la technologie, l'industrie et les gouvernements», concluait, le mois dernier, son rapport sur la question, intitulé «L'innovation perturbatrice dans les services financiers», réalisé conjointement avec la firme Deloitte. À lire en cliquant ici.

Paiements, assurances, prêts, hypothèques, investissement... tout y passe. Enthousiaste, le WEF estime que cette transformation devrait se faire sentir rapidement. Dès 2017, en fait, alors que 80 % des institutions bancaires dans le monde prévoient développer des applications utilisant un tel registre transactionnel.

Le secteur financier suit donc de près l'évolution de cette technologie. Pour certains, elle menace un lucratif modèle d'entreprise ; pour d'autres, elle laisse miroiter de nouvelles occasions de croissance.

«À long terme, ce n'est pas tant une menace qu'une promesse de simplifier certains processus complexes», croit Carolyn Burke, chef, conformité avec la réglementation, cartes et paiements numériques internationaux, chez RBC.

Du côté des entreprises, la fraude bancaire et le vol d'identité sont des enjeux majeurs qu'un registre numérique pourrait aider à contrer. Mme Burke va même un peu plus loin : elle imagine le jour où la Banque du Canada créera une monnaie entièrement numérique pouvant remplacer le dollar canadien (la banque centrale affirme cependant que ce jour est «encore très loin»).

Supprimer les intermédiaires

Jim Anastassiou, cofondateur de Sensorica, à Montréal, est activement impliqué dans ce phénomène. M. Anastassiou insiste sur le fait que cette technologie ne se limite pas qu'au secteur de la finance. «C'est un peu chaotique, en ce moment. On est à un stade encore très prématuré de l'évolution de cette technologie, qui peut être appliquée à de nombreux rôles où, traditionnellement, il y a un intermédiaire entre deux parties», ajoute-t-il.

Sensorica a notamment aidé à créer un système d'accès partagé entre différents services de bureaux en colocation, où un registre numérique certifie automatiquement les clients d'un service partenaire, afin de lui donner accès instantanément à ses propres installations. M. Anastassiou entrevoit aussi d'autres applications, comme en santé, où l'accès aux données confidentielles d'un patient pourrait être ajusté automatiquement, selon les qualifications, d'un intervenant à l'autre.

Fini, le papier-monnaie ? Peut-être pas l'an prochain... «C'est une question sur laquelle se penche la banque centrale, affirme Carolyn Burke. C'est aussi un projet de recherche de la RBC. Mais évidemment, tout cela est encore au stade de la recherche préliminaire.»


image

Expérience citoyen

Mercredi 26 août


image

Gestion de l'innovation 2020

Mercredi 09 septembre


image

Expérience client

Mercredi 16 septembre


image

Gestion agile

Mercredi 07 octobre

À la une

Bourse: Wall Street plus optimiste sur le front sanitaire

Mis à jour le 10/07/2020 | LesAffaires.com et AFP

REVUE DES MARCHÉS. Cette semaine, le Dow Jones est monté de 0,96 %, le Nasdaq de 4,02 % et le S&P 500 de 1,76%.

L'affaire Trudeau-WE Charity: on ne lésine pas avec l'éthique

10/07/2020 | Jean-Paul Gagné

Une apparence de conflits peut en effet être aussi dommageable pour sa réputation qu’un véritable conflit d’intérêts.

Se former à l'ère du «nouveau normal»

Édition du 17 Juin 2020 | Philippe Jean Poirier

FORMATION. Les entreprises ont tout intérêt à profiter de la timide reprise de leurs ...