Comment ont-ils fait ça: Alain Chalifoux, Laiterie Chalifoux

Offert par Les Affaires


Édition du 25 Octobre 2014

Comment ont-ils fait ça: Alain Chalifoux, Laiterie Chalifoux

Offert par Les Affaires


Édition du 25 Octobre 2014

Par Dominique Froment

Alain Chalifoux, Vice-président exécutif, Laiterie Chalifoux [Photo: Martin Flamand]

Alain Chalifoux, Vice-président exécutif, Laiterie Chalifoux

Rang dans les 300 : 117

Croissance du nombre d'employés : 17 %

Ceux qui s'inquiètent de la relève de nos entreprises verront dans la Laiterie Chalifoux un véritable anxiolytique. Après six années de stagnation des ventes, la quatrième génération a pris la vache par les cornes (!) et fait bondir le chiffre d'affaires de 34 millions de dollars en 2012 à 50 millions de dollars en 2014. «Il fallait qu'on se reprenne en main», raconte Alain Chalifoux, vice-président exécutif de l'entreprise fondée à Sorel-Tracy en 1920.

Le problème de la Laiterie Chalifoux, c'est qu'elle est trop petite pour concurrencer les Agropur et Saputo de ce monde, mais trop grande pour être considérée comme artisanale. Avec la tendance croissante à acheter localement, elle s'est même carrément fait sortir de certaines régions par les quelque 44 plus petites fromageries qui produisent du fromage en grains au Québec.

«On est comme un adolescent qui est mal à l'aise avec son corps», lance Alain Chalifoux, qui ne voit qu'une thérapie possible : grossir encore, et rapidement. «D'ici trois à cinq ans, nous prévoyons des ventes de 65 à 85 millions de dollars.»

Quand il a pris la relève de son père Jean-Pierre, en 2012, Alain Chalifoux a changé son équipe de direction et élaboré un plan de redressement.

La laiterie, qui produit pour plusieurs marques maison, négligeait sa propre marque de fromage, Riviera. La nouvelle génération s'est attelée à la valoriser. «Plein de gens ne savaient pas que Riviera était une marque québécoise», affirme l'entrepreneur. Et ça marche : les ventes de son parmesan augmentent de 15 à 20 % par année depuis la mise en place de cette stratégie.

La société de 175 employés a également créé des produits spécifiques pour le marché des hôtels, restaurants et institutions, dont elle était absente.

De plus, pour faire tourner ses machines 24 heures sur 24 et ainsi mieux les rentabiliser, l'une des rares laiteries familiales encore en activité a signé des ententes avec des usines et des fromageries à la capacité de production insuffisante.

«En septembre, nous avons commencé notre conquête du reste du Canada en Ontario, ajoute Alain Chalifoux. C'est de là que viendra le gros de notre croissance au cours des prochaines années.»

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