Avec une baguette magique...

Offert par Les Affaires


Édition du 25 Octobre 2014

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Édition du 25 Octobre 2014

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1. Quel est le type d'entrepreneur que vous cloneriez?

Antoine Michaud, Directeur des investissements, Tandem Expansion:
Un bâtisseur d'équipe. Parce qu'une bonne équipe, nécessairement, axera ses efforts sur les résultats et donc, sur les clients. Mais pour attirer et retenir les meilleurs talents, il faut être un entrepreneur et un gestionnaire exceptionnel. On peut penser à Louis Têtu [pdg de Coveo], par exemple. Il a su répéter ses réussites en conservant ses investisseurs et ses collaborateurs. C'est vraiment exceptionnel.

Marie-Claude Boisvert, Chef de l'exploitation, Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif:

Comme je travaille beaucoup dans le transfert d'entreprises, je clonerais un M. Fournier [des Industries Fournier]. À 80 ans, il part heureux, parce qu'il a bien planifié sa relève et que son entreprise reste en activité. Je clonerais un entrepreneur qui réfléchit à son transfert, mais surtout, qui passe à l'action. Ou un entrepreneur d'un certain âge qui ose parler de ses peurs, de ce qui fait que ça bloque.

François Laflame, Associé sénior,Novacap:

Un entrepreneur qui vise à être le leader dans son domaine. Parce que, pour réussir, il faut avoir de grandes ambitions. Pas nécessairement à l'échelle mondiale, puisque certaines entreprises sont dans un créneau qui est par définition plus local. L'important est de viser la première place dans son marché.

1. Quel est le type d'entrepreneur que vous cloneriez?
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2. Le mythe sur le financement que vous feriez disparaître de la tête des entrepreneurs?

Antoine Michaud, Directeur des investissements, Tandem Expansion:
Que l'argent qui vient de l'étranger est meilleur que celui qui vient du Québec. Les gens croient qu'un investisseur de la Silicon Valley ou de Boston amènera un réseau de contacts incroyable. Mais l'investissement est en fait un business local. En plus, personne n'a plus à coeur la réussite des entreprises québécoises que les investisseurs locaux, qui font partie du tissu économique. Sans oublier que nous sommes plus patients ici qu'en Californie.

Marie-Claude Boisvert, Chef de l'exploitation, Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif:
Comme je travaille beaucoup dans le transfert d'entreprises, je clonerais un M. Fournier [des Industries Fournier]. À 80 ans, il part heureux, parce qu'il a bien planifié sa relève et que son entreprise reste en activité. Je clonerais un entrepreneur qui réfléchit à son transfert, mais surtout, qui passe à l'action. Ou un entrepreneur d'un certain âge qui ose parler de ses peurs, de ce qui fait que ça bloque.

François Laflame, Associé sénior,Novacap:
Penser qu'il vaut mieux garder 100 % de l'entreprise. Les gens sous-estiment l'essor que peut prendre une entreprise quand elle ouvre son capital. Bien sûr, il faut choisir ses investisseurs. Mais lorsqu'ils sont capables de mettre la main à la pâte, d'aider dans les activités, d'ouvrir des portes, l'entrepreneur sort gagnant.

2. Le mythe sur le financement que vous feriez disparaître de la tête des entrepreneurs?
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3. Les visées internationales dont vous aimeriez entendre parler plus souvent?

Antoine Michaud, Directeur des investissements, Tandem Expansion:
J'aimerais me faire dire «j'ai analysé en détail cinq marchés internationaux et je pense que mes chances de réussite sont les meilleures dans les suivants, parce que...» Bref, une analyse stratégique approfondie avant de se lancer dans l'internationalisation. Les gens vont en France parce qu'on y parle français, ou en Chine parce que c'est un marché immense. Il n'y a pas suffisamment d'analyse dans le choix des marchés internationaux. Et on n'y va pas assez.

Marie-Claude Boisvert, Chef de l'exploitation, Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif:
Ce que j'aime, c'est lorsque deux petites entreprises s'unissent pour aller chercher un client à l'international. Ça, c'est le fun ! Plus il y aura de partenariats du genre, plus il y aura de chance de voir des entreprises grandir. Parce que certaines entreprises peuvent paraître grandes lorsqu'on compare les entreprises d'ici entre elles... mais elles sont petites quand on les compare avec des entreprises d'ailleurs.

François Laflame, Associé sénior,Novacap:
Il faut être là où se trouve l'essentiel de la clientèle. Si l'objectif est d'être numéro un ou numéro deux dans un secteur et que 80 % du marché est aux États-Unis, l'entreprise doit y être, sinon elle ne sera jamais dominante. Si elle développe plutôt un logiciel pour gérer des mines, elle se doit d'être en Australie, où sont tous les sièges sociaux des grandes minières.

3. Les visées internationales dont vous aimeriez entendre parler plus souvent?
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4. Le créneau de marché que vous rêvez de voir pris d'assaut?

Antoine Michaud, Directeur des investissements, Tandem Expansion:
Il y a une transformation en cours et des occasions à saisir dans le secteur des logiciels d'affaires. Dans les technologies propres aussi. Il reste encore beaucoup de travail à faire dans ce créneau, mais il y a des opportunités, une place à prendre. Nous avons au Québec une expertise et un contexte sur lesquels nous pouvons bâtir, mais ça demande des capitaux importants et patients, et des entrepreneurs chevronnés.

Marie-Claude Boisvert, Chef de l'exploitation, Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif:
Selon moi, le créneau de marché importe peu quand on a une bonne gang. Cela dit, je rêve de voir croître au Québec des entreprises technologiques qui le resteront. On a développé plusieurs technologies, mais elles ont été vendues. Oui, on est fort en services. Mais là, j'aimerais voir des entreprises développer et exploiter leur technologie, un peu comme le fait Microsoft.

François Laflame, Associé sénior,Novacap:

Il y a évidemment au Québec un certain créneau dans l'énergie - tout ce qui se rapporte aux énergies vertes et aux technologies propres. Mais il n'y a pas autant d'entreprises qu'il devrait y en avoir, surtout que le secteur se découpe en plein de sous-segments. Par ailleurs, il y aura un retour du balancier en matière de fabrication aux États-Unis. Ça créera des occasions, surtout pour ce qui peut être automatisé.

4. Le créneau de marché que vous rêvez de voir pris d'assaut?
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5. Le poste farfelu, mais qui serait si utile dans toutes les entreprises?

Antoine Michaud, Directeur des investissements, Tandem Expansion:
Un Common Sense Officer, qui s'assurerait qu'on reste bien concret et qu'on ne se perde pas dans de grandes théories. Qu'on reste simple et efficace dans nos approches. Ça pourrait être utile pour tout le monde ! (Rires) Des fois, on se tord trop la tête, alors que la solution est juste à côté.

Marie-Claude Boisvert, Chef de l'exploitation, Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif:
Quelqu'un embauché juste pour rêver, pour sortir de la pensée cartésienne. Qui a de grands rêves, par exemple d'internationalisation. Un fou du roi, peut-être ? Je dis souvent aux gens d'arrêter de penser de façon aussi «cadrée». Prenez l'exemple de Bombardier, qui construit maintenant des avions plutôt que des motoneiges. Elle n'est plus du tout à la même place ! Il faut voir autre chose que la boîte dans laquelle est l'entreprise.


François Laflame, Associé sénior,Novacap:

Coach en chef. Quelqu'un qui conseille le président de façon globale, mais surtout par rapport aux produits et aux marchés. Ce rôle peut être joué par un investisseur, le président du conseil ou quelqu'un dans l'entreprise. Je pense qu'un entrepreneur a toujours besoin de ça. Même s'il est une superstar, il doit avoir des antennes déployées partout. Et plus il a d'antennes, plus il ira loin.

5. Le poste farfelu, mais qui serait si utile dans toutes les entreprises?
Par Marie-Claude Morin

Que feraient apparaître (ou disparaître !) de la tête, de l'attitude ou de la stratégie des entrepreneurs québécois, trois acteurs clés de l'investissement privé s'ils en avaient le pouvoir ? Voyez par vous-mêmes.


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