Les marchés: Bernanke inquiète les investisseurs

Publié le 21/07/2010 à 16:23

Les marchés: Bernanke inquiète les investisseurs

Publié le 21/07/2010 à 16:23

Photo: Bloomberg.

Les marchés nord-américains ont terminé à la baisse mercredi, affectés par les remarques du président de la Fed, Ben Bernanke, devant le Congrès américain.

Plus tôt dans la journée, les indices avaient affiché des hausses en raison des bons résultats de Morgan Stanley, de Wells Fargo et d’Apple.

Dans sa présentation faite en après-midi, M. Bernanke a mentionné que les perspectives pour l’économie américaine étaient incertaines et que la Fed pourrait agir pour stimuler la croissance si celle-ci est moins forte que prévu.

«Nous restons prêts à prendre d’autres mesures pour diminuer le taux de chômage et assurer un niveau stable d’inflation», a dit M. Bernanke, tout en restant vague sur la nature de ces mesures.

M. Bernanke n’a pas non plus fait référence précisément aux données économiques décevantes parues récemment, soulignant plutôt que la reprise économique se poursuivait à un rythme modéré.

Les remarques de M. Bernanke n’en suscitaient pas moins un vent de pessimisme sur les marchés.

À Toronto, le S&P/TSX a reculé de 116 points, à 11 513 points. Aux Etats-Unis, le Dow Jones a diminué de 109 points, à 10 120 points, le S&P 500 a perdu 14 points, à 1070 points, et le Nasdaq a baissé de 35,1 points, à 2187 points.

Le pétrole, l’or et le dollar canadien étaient également en recul.

Rien de nouveau

Pour Marc Rouleau, gestionnaire de portefeuille titres à revenu fixe chez Investissements Standard Life, M. Bernanke a répété grosso modo ce qu’il disait déjà dans les Minutes de la Fed. «Pourtant, le marché n’a pas aimé pas ce qu’il a entendu», a-t-il dit.

Ce sont les mesures que la Fed pourrait prendre en cas de ralentissement et dont a fait état le président de la Fed qui ont inquiété les investisseurs, selon M. Rouleau. 

Pour le gestionnaire, le risque d’une rechute boursière importante est devenu beaucoup plus important depuis quelques semaines. «Plusieurs données parues récemment sur l’emploi et la croissance offrent une portrait moins reluisant de l’économie», souligne-t-il.

Reste, selon M. Rouleau, qu’il est trop tôt pour s’inquiéter réellement. « Ce qu’on voit à l’heure actuelle, ce n’est pas une croissance économique forte, mais ce n’est pas non plus récession», a-t-il mentionné, en rappelant que la Fed tablait toujours sur une croissance de 3% de l’économie américaine en 2011-2012.

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