Les bourses européennes en berne

Publié le 04/11/2011 à 13:29

Les bourses européennes en berne

Publié le 04/11/2011 à 13:29

Par AFP

Les Bourses européennes ont clôturé dans le rouge vendredi sur fond d'incertitudes tant sur le vote de confiance au gouvernement prévu dans la nuit à Athènes que sur la capacité de l'Italie à sortir indemne de la crise de la dette européenne.

Paris a lâché 2,25%, Francfort 2,72%, Londres 0,33%, Milan 2,66% et Madrid 1,33%. A New York, l'indice Dow Jones perdait 1,34% et le Nasdaq 1,07% peu avant 17H00 GMT. L'euro reculait face au billet vert, valant 1,3747 dollar.

Le vote du Parlement grec sur une motion de confiance au gouvernement de Georges Papandréou, en pleine crise politique, est attendu dans la nuit de vendredi à samedi.

"L'incertitude persiste sur l'avenir du pays au sein de la zone euro et celui du Premier ministre Georges Papandréou", a estimé Karee Venema, de Schaeffer's Investment.

Pour Andreas Lipkow, analyste chez MWB Fairtrade, "l'incertitude politique a encore dominé, les investisseurs ont joué la prudence et pris leurs bénéfices réalisés ces derniers jours".

Les marchés sont également de plus en plus inquiets au sujet de l'Italie dont les taux obligataires ont atteint un nouveau record historique à 6,404%, tout comme le "spread", c'est-à-dire l'écart avec les taux allemands, qui a frôlé les 460 points de base.

Malgré l'adoption cet été de mesures d'austérité devant permettre au pays de parvenir à l'équilibre budgétaire en 2013 et de réduire sa dette colossale (120% du PIB), les marchés ne semblent en effet plus croire à la capacité du gouvernement de Silvio Berlusconi de faire face à la crise.

Le G20, dont le sommet de deux jours s'est achevé vendredi à Cannes, a décidé de placer l'Italie sous surveillance du Fonds monétaire international (FMI) pour certifier la mise en oeuvre des mesures anti-crise du pays.

Signe des inquiétudes croissantes de ses partenaires, le FMI a "offert des fonds" à l'Italie, ce que Rome a refusé, a assuré Silvio Berlusconi pour qui le pays n'a "pas besoin" non plus du Fonds de secours européen.

Les valeurs bancaires européennes fléchissaient fortement, surtout pour les banques identifiées comme "systémiques" par le Conseil de stabilité financière (FSB) comme l'allemande Commerzbank ou les françaises BNP Paribas et Société Générale.

Les "banques systémiques" sont celles qui, de par leur taille, représentent un danger pour l'ensemble de l'économie en cas de faillite. Ces banques vont se voir imposer une série de mesures pour se renforcer.

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