Le rouge s'impose sur les Bourses de Toronto et New York

Publié le 21/06/2018 à 17:25

Le rouge s'impose sur les Bourses de Toronto et New York

Publié le 21/06/2018 à 17:25

Les principaux indices des Bourses de New York et de Toronto ont tous clôturé en territoire négatif jeudi, ravivant de nouveau les inquiétudes sur les conséquences éventuelles des tensions entre les États-unis et ses principaux partenaires commerciaux.


L'indice composé S&P/TSX du parquet torontois a rendu 85,80 points pour clôturer à 16 335,15 points, tiré vers le bas par le secteur de l'énergie.


À New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a reculé de 196,10 points, ou 0,79%, à 24 461,70 points.


Lindice élargi S&P 500 a cédé 17,56 points, ou 0,64%, à 2749,76 points.


L'indice composé du Nasdaq a perdu 68,56 points, ou 0,88%,  à 7712,95 points.


Sur le marché des devises, le dollar canadien s'est négocié au cours moyen de 75,13 cents US, en baisse de 0,05 cent US par rapport à son cours moyen de la veille.


À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole brut a effacé 17 cents US à 65,54 $ US le baril, tandis que celui de l'or a abandonné 4,00 $ US à 1270,50 $ US l'once. Le prix du cuivre a reculé de 2 cents US à 3,02 $ US la livre.


Ralentissement de l’activité industrielle


Wall Street a été touchée par l'annonce d'un fort ralentissement de l'activité industrielle dans la région de Philadelphie en juin. 


Ce coup de mou est à relativiser car l'indicateur avait atteint en mai son niveau le plus élevé des douze derniers mois. 


Mais «les investisseurs considéraient jusqu’à présent que l'économie américaine était suffisament solide pour compenser tout impact négatif des éventuelles taxes à l'importation», a souligné Karl Haeling, spécialiste des marchés à LBBW.


Les tensions commerciales entre les États-unis et ses principaux partenaires ont pour l'instant «surtout pâti aux multinationales et aux valeurs industrielles», le Dow Jones en étant la principale victime, a-t-il rappelé. 


Dans le même temps, «les valeurs du secteur technologique et des petites et moyennes entreprises sont restées performantes», faisant encore grimper mercredi le Nasdaq et le Russell 2000, l'indice des petites capitalisations à Wall Street, à des records, a-t-il observé. 


Les sanctions chinoises affecte l’automobile


Toutefois, «si on commence à avoir des indicateurs signalant un ralentissement de l'activité aux États-Unis et des entreprises comme Daimler qui commencent à vraiment quantifier l'impact des tensions commerciales, alors la situation peut évoluer très rapidement», a-t-il avancé.


Victime des sanctions imposées par la Chine aux voitures fabriquées aux États-Unis où le constructeur allemand a des usines, Daimler a en effet revu à la baisse ses prévisions de résultats. General Motors (-1,98%) et Ford (-1,35%) en ont pâti.


Taxes sur les ventes en ligne


La séance a aussi été animée par une décision de la Cour suprême, qui a estimé que les États américains avaient le droit de collecter des taxes sur les ventes en ligne. 


Les sites spécialisés se sont repliés, à l'instar d'Amazon (-1,13%) ou d'eBay (-3,18%). 


Les grands groupes traditionnels de distribution ont en revanche grimpé: Walmart a gagné 0,72%, Target 0,99% et Gap 2,03%. 


Démission chez Intel


Intel a aussi retenu l'attention des investisseurs après le départ inattendu de son PDG Brian Krzanich, à la suite d'une liaison "consentie" au sein de l'entreprise avec un membre du personnel. 


En attendant de procéder à la nomination d'un nouveau PDG permanent, le géant américain des microprocesseurs a promu Robert Swan, l'actuel directeur financier, patron par intérim avec effet immédiat. Le titre a reculé de 2,38%.


Résultats trimestriels


Les résultats trimestriels du fabricant de semi-conducteurs Micron (+0,83%) et ceux de la chaîne de supermarchés Kroger (+9,74%) ont été bien reçus. 


Les chiffres de la chaîne de librairies Barnes and Noble (-3,88%), qui a fait part d'une perte nette de 125,5 millions de dollars pour son exercice fiscal 2018, ont été accueillis fraîchement. 


Tout comme ceux du fabricant d'armes à feu American Outdoor Brands (-3,25%), auparavant appelé Smith & Wesson, qui a enregistré une baisse de 33% de ses ventes sur son exercice fiscal 2018. 


Le fournisseur de services internet pour petites et moyennes entreprises Web.com a bondi de 11,42% après l'annonce de son rachat par la société d'investissement Siris Capital pour environ 2 milliards de dollars.  


Au moment d’écrire ces lignes, le marché obligataire profitait d'un regain d'intérêt pour les actifs jugés plus sûrs: le taux d'intérêt sur la dette américaine à 10 ans reculait à 2,897% contre 2,939% mercredi soir, et celui à 30 ans à 3,043% contre 3,078% à la précédente clôture.


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