Le pétrole hésite à New York entre inquiétude pour l'offre et espoir pour la demande

Publié le 11/05/2015 à 13:44

Le pétrole hésite à New York entre inquiétude pour l'offre et espoir pour la demande

Publié le 11/05/2015 à 13:44

Par AFP

Les cours du pétrole hésitaient à l'ouverture lundi à New York, dans un marché partagé entre ses inquiétudes sur la surabondance de l'offre, notamment venue de l'Opep, et ses espoirs d'une reprise de la consommation.

Vers 13H15 GMT, le cours du baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en juin gagnait 6 cents à 59,45 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), après avoir d'abord perdu un peu de terrain.

"Les évolutions sont faibles", a souligné Bart Melek, chez TD Securities.

"Aux Etats-Unis les cours sont soutenus du fait que les chiffres publiés vendredi (par le ministère du Travail) annoncent un meilleur marché de l'emploi", a-t-il expliqué, et "par rapport au reste du monde, la croissance américaine pourrait être meilleure", ce qui pourrait expliquer que le prix du WTI progressait, alors que le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin s'affichait en baisse de 38 cents à 65,77 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.

Les investisseurs estiment qu'un marché de l'emploi en bonne santé annonce un bon niveau de la consommation.

Mais peu avant l'ouverture des échanges new-yorkais les investisseurs ont découvert que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) excluait que les cours puissent revenir à 100 dollars à l'horizon de 2025.

Selon un projet de rapport de l'organisation cité par le Wall Street Journal, les cours du brut devraient tourner autour de 76 dollars le baril en 2025, mais ils pourraient aussi plafonner à 40 dollars. "Cent dollars ne figure dans aucun des scénarios", selon un délégué de l'Opep cité par le quotidien américain.

En outre les analystes de Commerzbank ont relevé que "le rebond des prix observé ces dernières semaines a fait considérablement ralentir le rythme de la baisse de l'activité de forage aux États-Unis".

En effet, selon un décompte publié vendredi par le groupe Baker Hughes, si le nombre de puits en activité dans le pays a de nouveau décliné la semaine dernière, ce recul a été modeste, avec une baisse de 11 unités.

En outre, dans certaines régions, comme le riche bassin de schiste de Bakken (nord des États-Unis), "le nombre de puits de forage a augmenté pour la première fois de l'année", notaient les experts de Commerzbank.

"Le rebond des prix observé ces derniers mois a en grande partie été dû au fait que de nombreux investisseurs spéculatifs tablaient sur une baisse de la production américaine", alors si celle-ci se reprend les cours risquent de se trouver de nouveau sous pression, estimait-on chez Commerzbank.

Les cours souffraient par ailleurs lundi d'une progression du dollar, un mouvement qui rend moins attrayant car plus onéreux les achats de pétrole, libellés dans la devise américaine, pour les investisseurs munis d'autres devises.


image

Femmes Leaders

Mercredi 22 avril


image

CONNEXION

Jeudi 07 mai


image

Gestion agile

Mercredi 27 mai

À la une

Bourse: Wall Street dans des montagnes russes, termine en baisse

Mis à jour il y a 11 minutes | LesAffaires.com et AFP

REVUE DES MARCHÉS. « Les marchés ne sont pas tellement rationnels.»

Titres en action: EasyJet, Cineworld, Airbus...

Mis à jour à 08:43 | AFP et La Presse Canadienne

Voici une sélection d'annonces qui ont fait (ou vont faire) bouger les cours de ces entreprises.

Abonnez-vous à vos médias locaux, exhorte la libérale Isabelle Melançon

Il y a 58 minutes | La Presse Canadienne

La députée invite tous les Québécois à prendre conscience de l’hécatombe dans la presse régionale, notamment.