Le goût du risque de retour en Bourse, New York au sommet

Publié le 04/03/2014 à 16:55

Le goût du risque de retour en Bourse, New York au sommet

Publié le 04/03/2014 à 16:55

Par AFP

Wall Street a nettement rebondi mardi, permettant à l'indice S&P 500 de battre un nouveau record, dans un marché retrouvant le goût du risque alors que semblait s'éloigner provisoirement la menace d'un conflit armé entre l'Ukraine et la Russie.


Toronto a suivi, légèrement en retrait. Contrairement à New York cependant, elle n’avait pas encaissé d’importantes pertes la veilles.


Selon les résultats définitifs à la clôture, l’indice S&P/TSX a gagné 77 points (0,54%), pour clore la séance à 14 289 points.


À New York, le Dow Jones Industrial Average s'est adjugé 1,41% (+227,85 points) à 16 395,88 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 1,75% (+74,67 points) à 4 351,97 points.


Le S&P 500 a gagné 1,53% (+28,18 points) à 1 873,91 points, un nouveau record historique.


Dans le sillage des Bourses moscovite et européennes, les places nord-américaines sont parvenues à tourner pour l'instant la page sur la crainte d'une escalade des tensions entre l'Ukraine et la Russie, qui l'avait fait vaciller la veille.


Dès l'ouverture, les opérateurs ont accueilli avec un soupir de soulagement des propos du président russe laissant entendre que l'éventualité d'un conflit armé entre les deux nations n'était pas imminente.


S'il a dénoncé un "coup d'État" et une "prise de pouvoir par les armes" en Ukraine, plus d'une semaine après la chute du régime du président pro-russe Viktor Ianoukovitch, il aussi estimé que l'envoi de troupes russes dans le pays n'était "pas nécessaire pour le moment" et nié tout siège des bases militaires ukrainiennes par des soldats russes en Crimée.


"La situation (en Ukraine) n'empire pas, et c'est cela qui a soulagé le marché", a souligné Dan Greenhaus, de BTIG.


Malgré le durcissement du ton des États-Unis, qui ont accusé la Russie, par la voix de leur secrétaire d'État John Kerry, de chercher un "prétexte" pour "envahir" l'Ukraine, le marché des actions a applaudi dans les faits l'annonce d'un retour dans leurs bases de troupes russes effectuant des exercices militaires inopinés à la frontière de l'Ukraine depuis mercredi.


"Rien n'est résolu, loin de là, mais la question est: à quel point cela va-t-il affecter Wall Street si cela n'empire pas? La réponse est: pas beaucoup", a ajouté M. Greenhaus.


Traduisant le retour d'une certaine sérénité dans les échanges, l'indice VIX, dit "indice de la peur" qui mesure la volatilité des échanges, a chuté de 11,56% à 14,15, après s'être envolé la veille. L'or comme le prix du baril de brut, qui avaient flambé lundi, ont également perdu du terrain.


"Tant que (la crise ukrainienne) ne menace l'économie mondiale", la place financière new-yorkaise maintiendra le cap, a estimé Sam Stovall, de Standard & Poor's Capital IQ. Car c'est bien à l'aune de leur impact sur l'économie que Wall Street juge la gravité des événements, a-t-il assuré.


Les investisseurs se sont aussi détournés du marché obligataire qui avait bénéficié la veille d'une ruée des investisseurs vers les actifs jugés les moins risqués. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a bondi à 2,691% contre 2,607% lundi soir et celui à 30 ans à 3,638% contre 3,557% à la précédente clôture.


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