Bourses: Wall Street au neutre, Toronto monte

Publié le 05/03/2014 à 10:07

Bourses: Wall Street au neutre, Toronto monte

Publié le 05/03/2014 à 10:07

Après avoir atteint un record la veille, Wall Street ouvre au neutre mercredi. Au Canada, la Bourse de Toronto s'affiche dans le vert.

Vers 11h40, le S&P/TSX monte de 8 points, ou 0,05%, à 14 298 points.

Mega Brands, dont les profits ont fondu avant sa vente à Mattel, monte de 2 cents, ou 0,11%, à 17,74$.

Le titre de la Banque Scotia monte de 41 cents, ou 0,65%, à 63,53$, bien qu'elle soit accusée de manipulation du prix de l'or et que des poursuites judiciaires sont intentées contre elle aux États-Unis. La Scotia aurait collaboré avec la Barclays, la Deutsche Bank, HSBC et la Société Générale, pour fixer le cours du métal jaune.

L'action de Dorel gagne 23 cents, ou 0,63%, à 36,74$.

Lisez: À surveiller: Dorel, Intact et Scotia

Au sud de la frontière, la Bourse de New York hésite à l'ouverture mercredi, reprenant son souffle après un nouveau record de l'indice S&P 500 la veille et surveillant la situation en Ukraine: le Dow Jones lâche 0,11% mais le Nasdaq reste stable.

Le Dow Jones Industrial Average cède 18 points, à 16 378 points, et le Nasdaq, à dominante technologique, se maintient à l'équilibre, à 4 352 points.

Le S&P 500 grignote 0,01% à 1 874 points. L'indice s'était hissé la veillé jusqu'à 1 874 points, un niveau jamais atteint auparavant.

Wall Street avait nettement rebondi mardi, les investisseurs retrouvant un certain goût du risque alors que semblait s'éloigner provisoirement la menace d'un conflit armé entre l'Ukraine et la Russie. Le Dow Jones Industrial Average s'était adjugé 1,41%, à 16 396 points, et le Nasdaq était monté de 1,75%, à 4 352 points.

L'enthousiasme des opérateurs était nettement moins vif mercredi.

«Les grands indices hésitent autour de l'équilibre avant une rencontre sur la situation en Ukraine» entre les chefs de la diplomatie américain John Kerry et russe Serguei Lavrov à Paris, ont relevé les experts de la banque Wells Fargo.

Malgré des propos jugés apaisants du président russe Vladimir Poutine, qui a déclaré mardi que l'envoi de troupes russes n'était «pas nécessaire pour le moment», les tensions restaient vives sur le terrain.

Les forces russes ont investi mercredi deux bases de lancement de missiles, des sites militaires hautement stratégiques en Crimée, alors que Washington menace Moscou de représailles économiques et diplomatiques.

La parution de nouveaux chiffres économiques sans éclat aux Etats-Unis n'aidait pas le marché à trouver une direction.

Les créations d'emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis ont enregistré une progression moins nette que prévu en février en raison des conditions hivernales exceptionnelles, selon la société de services informatiques aux entreprises ADP.

D'autre part, l'activité dans les services a accusé un recul plus important qu'attendu en février, selon l'association professionnelle ISM.

Les opérateurs restaient également dans l'attente de la sortie du Livre Beige de la Réserve fédérale américaine (Fed), un rapport de conjoncture sur l'économie américaine, en deuxième partie de séance.

Sur le front des valeurs, le constructeur Ford, qui a dit vouloir donner un coup de fouet à ses activités de recherche et développement (R&D) en Chine, où il veut rattraper son retard face à ses rivaux General Motors (+2,03% à 37,68 dollars) et Volkswagen, s'appréciait de 1,14% à 15,54 dollars.

Le fabricant d'automatismes et d'équipements aéronautiques Honeywell s'appréciait de 0,95% à 95,50 dollars après avoir fait état de ses objectifs sur les cinq prochaines années et de projets d'investissements à hauteur de 10 milliards de dollars sur cette période.

Le géant de l'informatique Apple baissait de 0,35% à 529,38 dollars alors qu'une note d'analyste de Jefferies faisait état d'une sortie de l'iPhone 6 à la fin de l'été, contrairement aux espoirs de certains analystes qui tablaient sur une sortie plus précoce.

Les banques américaines, durement éprouvées par l'incertitude des investisseurs en raison de la crise ukrainienne lundi, affichaient une bonne humeur retrouvée: Bank of America prenait 2,06% à 17,07 dollars, Citigroup 1,78% à 49,70 dollars, JPMorgan Chase 1,12% à 57,90 dollars, Morgan Stanley 1,38% à 31,53 dollars et Goldman Sachs 1,35% à 171,00 dollars.

Le marché obligataire reculait légèrement. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans avançait à 2,705% contre 2,691% mardi soir et celui à 30 ans à 3,641% contre 3,638% à la précédente clôture.

 

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