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Bourse: Wall Street termine juillet sur une bonne note

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: Wall Street termine juillet sur une bonne note

Au rythme du début de séance, le Dow Jones allait afficher une hausse de presque 6%, le Nasdaq un bond de 11% et le S&P 500, une avancée de plus 8%, de loin les meilleurs scores mensuels depuis le début d'année. (Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York a terminé vendredi sur une note positive son meilleur mois de l’année, confortée par des résultats dépassant des attentes pessimistes et par l’idée que la Fed n’aura pas la main trop lourde pour freiner l’économie et l’inflation.

Depuis leur creux des 52 dernières semaines, le 14 juillet pour le TSX et le 17 juin pour les indices américains, Les indices ont repris de la hauteur. Le S&P/TSX est remonté de 8,4%, le S&P 500 de 13,4%, le Dow Jones a augmenté de 10,5% et le Nasdaq s’est envolé de 17,1%

 

 

Pour (re)consulter les nouvelles du marché  

Les indices boursiers à la fermeture

À Toronto, le S&P/TSX a haussé de 236,21 points (+1,21%) à 19 692,92 points.

À New York, le S&P 500 a augmenté de 57,86 points (+1,42%) à 4 130,29 points.

Le Nasdaq a gagné 228,09 points (+1,88%) à 12 390,69 points.

Le DOW a gagné 315,50 points (+0,97%) à 32 845,13 points.

Le huard a terminé en hausse de 0,000 6 $ US (+0,082 8%) à 0,781 5 $ US.

Le pétrole a avancé de 2,00 $ US (+2,07%) à 98,42 $ US.

L’or a augmenté de 13,30 $ US (+0,75%) à 1 782,50 $ US.

Le bitcoin a clôturé en baisse de 177,96 $ US (-0,74%) à 23 919,74 $ US.

Le contexte

«Cette avancée intervient grâce aux résultats positifs de certains grands groupes, dont Apple et Amazon», résumaient les analystes de Schwab. «Cependant Intel et Procter and Gamble ont tous deux déçu les attentes et publié des prévisions frustrantes qui ont limité les gains du Dow Jones», ajoutaient-ils.

Les publications des mégacapitalisations de la tech, Amazon et Apple, avaient en effet rassuré jeudi après la clôture, avec des ventes meilleures que prévu même si leurs résultats nets étaient moins brillants.

Amazon (AMZN) a vu son titre grimper de 10,36% à 134,95 $US alors que son chiffre d’affaires a augmenté de 7% au deuxième trimestre même si le géant de la distribution en ligne a accusé une perte de 2 milliards de $US liée à des éléments exceptionnels.

Poids lourd du Nasdaq également, Apple (AAPL) (+3,28%) a connu une demande robuste pour ses iPhone, mais son bénéfice a reculé au deuxième trimestre.

En revanche Intel (INTC), membre du Dow Jones, a plongé de 8,56% après être tombé dans le rouge au deuxième trimestre et avoir abaissé ses prévisions de chiffre d’affaires pour 2022, citant un ralentissement de l’activité mondiale.

La société d’accès au streaming Roku (ROKU) s’est effondrée (-23,07%) alors que sa direction a reconnu ne pas s’être attendue «à la sévérité de la contraction du marché publicitaire».

Enfin, le groupe de produits de grande consommation Procter & Gamble (PG) a chuté de 6,11% après avoir fait part d’objectifs financiers annuels décevants. 

P&G, qui fabrique notamment les rasoirs Gillette et les couches Pampers, a mentionné l’impact négatif des taux de change, les prix plus élevés des matières premières et la hausse des coûts liés au transport comme éléments pesant sur sa croissance.

 

Profits des hydrocarbures

Les géants américains des hydrocarbures ExxonMobil et Chevron ont dégagé, eux, des profits pharaoniques dans le sillage de la montée des prix du baril cette année.

Pour le seul deuxième trimestre ExxonMobil (XOM) a gagné 17,9 milliards de $US et Chevron (CVX) 11,6 milliards de $US. À Wall Street, le titre Exxon a gagné 4,74% et celui de Chevron +8,90%.

Sur le front macro-économique, après la surprise d’un PIB américain en recul de 0,9% au deuxième trimestre publié jeudi, l’indice d’inflation favori de la Fed a confirmé pour le mois de juin une nette accélération de la hausse des prix, qui pourrait avoir atteindre un pic.

L’indice PCE, basé sur les dépenses de consommation et baromètre préféré de la Banque centrale pour mesurer l’inflation, a grimpé de 6,8% par rapport à juin 2021 et de 1,0% par rapport à mai, tiré par l’énergie et l’alimentation.

Pour Edward Yardeni, du cabinet d’analyse Yardeni Research, «les investisseurs semblent miser sur une récession légère et une modération de l’inflation qui pourraient mettre fin au cycle de resserrement de la politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed) plus tôt que prévu».

La Fed avait relevé jeudi ses taux directeurs de 75 points de base comme attendu et laissé entendre que, si elle comptait opérer à d’autres tours de vis, elle était aussi prête à les ralentir si nécessaire.

Redonnant du baume au cœur des investisseurs, la confiance des consommateurs américains s’est un peu améliorée en juillet tout en restant très proche du plus bas historique atteint en juin.

Les rendements obligataires à 10 ans ont un peu baissé à 2,64%, leur plus bas en quatre mois.