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Bourse: Wall Street termine en hausse

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: Wall Street termine en hausse

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York a terminé en nette hausse vendredi, après plusieurs séances maussades, revigorée par la technologie et un ton plus accommodant sur les taux d’intérêt de la part de certains membres de la Fed.

La Bourse de Toronto a avancé de plus de 150 points, soutenue par des gains généralisés.

 

Pour (re)consulter les nouvelles du marché

Les indices boursiers à la fermeture

À Toronto, le S&P/TSX a haussé de 161,77 points (+0,80%) à 20 503,21 points.

À New York, le S&P 500 a haussé de 73,76 points (+1,89%) à 3 972,61 points.

Le Nasdaq a avancé de 288,17 points (+2,66%) à 11 140,43 points.

Le DOW a terminé en hausse de 330,93 points (+1,00%) à 33 375,49 points.

Le huard a avancé de 0,0046$ US (+0,6204%) à 0,7475$ US.

Le pétrole a progressé de 1,07$ US (+1,33%) à 81,40$ US.

L’or a monté de 4,20$ US (+0,22%) à 1 928,10$ US.

Le bitcoin a monté de 1 370,22$ US (+6,54%) à 22 333,11$ US.

Le contexte

Le bon score du nombre d’abonnés à Netflix au dernier trimestre et de nouvelles coupes d’effectifs dans le secteur de la technologie, avec la dernière annonce de Google qui va supprimer 12 000 emplois, ont donné une nouvelle impulsion au Nasdaq.

«Après plusieurs séances de marché globalement morose, les investisseurs sentent que la plupart des mauvaises nouvelles sont passées et que les actions étaient survendues», particulièrement dans la technologie, a affirmé Jack Ablin de Cresset Capital.

Ainsi Alphabet (GOOGL), la maison-mère de Google, a été le dernier groupe en date à annoncer vendredi des licenciements après Microsoft (MSFT, +3,57% à 240,22$ US), Amazon (AMZN, +3,81% à 97,25$ US), Meta (META, +2,37% à 139,37$ US), Salesforce (CRM, +3,31% à 151,25$ US) et Twitter entre autres.

Quelque 12 000 emplois, soit 6% des effectifs de Google, vont être supprimés dans le monde.

Les investisseurs ont salué ces réductions de coûts faisant grimper l’action d’Alphabet de 5,72% à 99,28$ US.

«Les piliers de la tech ont embauché à un rythme qui était insoutenable et la dégradation de l’environnement macroéconomique les force désormais à licencier», a commenté Dan Ives de Wedbush Securities.

La veille, après la clôture du marché, le leader du streaming Netflix (NFLX) a quant à lui annoncé un vif rebond du nombre de ses abonnés, augmenté de 7,6 millions au cours du seul dernier trimestre, bien plus que ne le prévoyait Wall Street. 

L’action Netflix s’est envolée de 8,46% à 342,50$ US.

En outre, le groupe paraît également entrer dans une nouvelle ère avec la mise en retrait de son fondateur Reed Hastings, qui cède sa place de co-directeur général pour devenir «président exécutif».

Parmi les grands noms du Nasdaq, Microsoft (MSFT) et Amazon (AMZN) ont gagné plus de 3%, Apple (AAPL) presque 2% à 137,87$ US.

Mais au-delà des nouvelles venues de la tech, le marché a été soulagé par un ton plus accommodant de la part de membres du Comité monétaire de la Banque centrale américaine (Fed) alors qu’on s’approche de la prochaine réunion de politique monétaire le 1er février.

D’ici là, les membres de la Fed entrent dans la semaine de silence avant la réunion.

Vendredi, un des gouverneurs de la Réserve fédérale, Christopher Jan Waller, s’est prononcé en faveur d’une hausse d’un quart de point de pourcentage des taux directeurs lors de la prochaine réunion du comité de politique monétaire. À la précédente réunion, la Fed avait augmenté le coût du crédit de 50 points de base.

Vu «l’excellente nouvelle» du ralentissement de l’inflation, «il m’apparaît qu’il est désormais temps de ralentir […] le rythme» de hausses des taux, a-t-il ajouté.

Les investisseurs ont bien accueilli «cette modération du ton des responsables de la Fed», a commenté pour l’AFP Art Hogan de B. Riley Wealth Management. «On dirait que cela va être le nouveau tempo» des relèvements de taux, a ajouté l’analyste.

Pour Jack Ablin de Cresset Capital également, ce nouveau ton était aussi «une bonne nouvelle».

D’autant plus, selon lui, que la composition du comité monétaire pour 2023 «sera davantage colombe», c’est-à-dire penchant pour une politique monétaire plus accommodante, avec la rotation des membres votants en son sein.

À la cote, l’action du vendeur d’ameublements en ligne Wayfair a été portée aux nues (W, +20,25% à 46,79$ US). Le groupe, très prospère aux États-Unis pendant la pandémie, a annoncé qu’il allait se défaire de 10% de son personnel soit 1 750 emplois.

Le titre de Goldman Sachs (GS) a lâché 2,54% à 341,84$ US alors que les autorités de régulation (Fed) auraient entamé une enquête pour déterminer si la banque a géré dans les règles le développement de ses activités tournées vers les particuliers, selon le Wall Street Journal.

Le titre de la plateforme d’échanges de cryptomonnaies Coinbase a repris de la vigueur (COIN, +11,61% à 55,16$ US) après deux séances de fortes pertes.

Le laboratoire Eli Lilly (LLY) a été sanctionné (-1,43% à 346,07$ US) après qu’une demande d’autorisation accélérée formulée auprès de l’agence américaine de réglementation des médicaments a été retoquée par la FDA.

Sur le marché obligataire, les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans se tendaient à 3,47% contre 3,39% la veille.