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Bourse: Wall Street termine en baisse

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: Wall Street termine en baisse

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York a terminé en baisse mardi, alors que le marché était rassuré par la stabilisation du système bancaire, mais manquait de conviction et d’indicateurs capables d’orienter la tendance.

La vigueur du secteur de l’énergie a permis à l’indice phare de la Bourse de Toronto de clôturer en hausse mardi, alors que les grands indices américains ont terminé la séance en légère baisse.

Pour (re)consulter les nouvelles du marché

Les indices boursiers à midi

À Toronto, le S&P/TSX a gagné 32,79 points (+0,17%) à 19 657,53 points.

À New York, le S&P 500 a clôturé en baisse de 6,26 points (-0,16%) à 3 971,27 points.

Le Nasdaq a diminué de 52,76 points (-0,45%) à 11 716,08 points.

Le DOW a cédé 37,83 points (-0,12%) à 32 394,25 points.

Le huard a terminé en hausse de 0,0034 $US (+0,4707%) à 0,7355 $US.

Le pétrole a terminé en hausse de 0,77 $US (+1,06%) à 73,58 $US.

L’or a haussé de 21,50 $US (+1,10%) à 1 975,30 $US.

Le bitcoin a avancé de 123,21 $US (+0,45%) à 27 259,83 $US.

 

 

Le contexte

La séance avait démarré en ordre dispersé, mais les indices sont rapidement tous passés dans le rouge.

«Il semble qu’il n’y ait pas d’élan pour acheter ou vendre franchement», a commenté Steve Sosnick, d’Interactive Brokers.

«C’est une bonne chose qu’il n’y ait pas plus de nouvelles» après deux semaines très agitées sur le front des banques, «mais en l’absence de développement» ou d’indicateur macroéconomique d’importance, «il n’y a pas beaucoup d’éléments importants sur lesquels s’appuyer», poursuit l’analyste.

Dans ce contexte, explique Steve Sosnick, le marché peut être guidé par des données techniques, mais les indices se situent actuellement à mi-chemin entre deux seuils majeurs (la moyenne des 50 derniers jours de Bourse et celle des 200 dernières séances), sans trouver de support sur l’un ou sur l’autre.

Au final, Wall Street a donc été contraint d’évoluer dans des marges resserrées.

Ces faibles écarts tiennent aussi à la prudence des investisseurs, encore marqués par le séisme financier de ces dernières semaines.

«Le problème d’une crise financière, c’est que personne ne va venir vous dire qu’elle est terminée», avance Steve Sosnick. Wall Street peine à trouver une direction «parce qu’il y a encore beaucoup d’inconnues».

Même les banques régionales américaines, superstars de la cote depuis début mars, ont connu une journée relativement calme, à l’image de First Citizens (FCNCA) (+2,29%), à l’honneur lundi après l’annonce de sa reprise de Silicon Valley Bank (SIVB), ou de la californienne First Republic (FRC) (-2,32%), souvent vue comme un possible maillon faible.

Recherchées ces dernières semaines, les valeurs technologiques ont de nouveau fait l’objet, comme lundi, de prises de bénéfices, principalement Alphabet (GOOGL) (-1,65%) et Meta (META) (-1,06%).

Soumis à très forte pression avec la crise bancaire, les taux obligataires ont poursuivi leur remontée. Le rendement des emprunts d’État américains à 10 ans ressortait à 3,56%, contre 3,52% lundi en clôture.

À la cote, le groupe d’habillement PVH (PVH) s’est envolé (+20,02%) après avoir publié un bénéfice net sensiblement supérieur aux attentes pour le dernier trimestre 2022, grâce notamment aux bonnes performances de la marque Calvin Klein.

Le spécialiste du paiement échelonné sur internet Affirm (AFRM) (-7,34%) a mal vécu l’arrivée sur ce marché du géant Apple, qui a lancé mardi son service Apple Pay Later.

Le géant de la pharmacie Walgreens (WBA) a progressé (+2,67%) grâce à un chiffre d’affaires trimestriel plus élevé qu’attendu, même si son bénéfice net est ressorti en deçà des attentes, du fait d’une hausse de ses coûts.

La plateforme de réservations de véhicules avec chauffeur (VTC) Lyft (LYFT) a dévissé (-7,60%) après l’annonce de l’arrivée d’un nouveau directeur général, David Risher, ancien d’Amazon et Microsoft. Il va succéder au cofondateur Logan Green, qui va devenir président du conseil d’administration.

Après avoir nettement profité, des déboires de TikTok, menacé d’interdiction aux États-Unis, Snap (SNAP) (-5,79%), maison mère du réseau social Snapchat, et Pinterest (-4,38%) ont subi des prises de profits.

Les investisseurs ont accueilli favorablement la perspective d’une scission du géant chinois du commerce en ligne Alibaba (BABA) (+14,26%), coté à New York, qui va se diviser en six entités distinctes, dont cinq pourraient être cotées séparément.

L’entreprise agroalimentaire McCormick (MKC), qui contrôle notamment la marque Ducros, a bondi (+9,61%) après avoir fait état de résultats légèrement supérieurs aux projections du marché et confirmé ses objectifs pour l’ensemble de son exercice décalé 2023 (de décembre à novembre).