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Bourse: Wall Street finit en baisse avec l’escalade du conflit

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: Wall Street finit en baisse avec l’escalade du conflit

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. Wall Street a terminé en baisse une nouvelle séance volatile, les yeux rivés sur l’évolution de la situation en Ukraine au sixième jour de l’invasion russe qui fait bondir les prix du pétrole et chuter les rendements obligataires.

Pour (re)consulter les nouvelles du marché 

Les indices boursiers à la fermeture

À Toronto, le S&P/TSX a descendu de 121,85 points (-0,58%) à 21 004,51 points.

À New York, le S&P 500 a clôturé en baisse de 67,68 points (-1,55%) à 4 306,26 points.

Le Nasdaq a baissé de 218,94 points (-1,59%) à 13 532,46 points.

Le DOW a descendu de 597,65 points (-1,76%) à 33 294,95 points.

Le huard a baissé de 0,0040 $US (-0,511 9%) à 0,7851 $US.

Le pétrole a progressé de 8,97 $US (+9,37%) à 104,69 $US.

L’or a terminé en hausse de 47,40 $US (+2,49%) à 1 948,10 $US.

Le bitcoin a récolté 2 382,98 $US (+5,72%) à 44 058,93 $US.

 

 

 

Le contexte

«Les actions américaines ont chuté alors que les investisseurs évitent le risque à long terme, car la crise russo-ukrainienne s’intensifie et la flambée des prix du pétrole menace les perspectives de croissance économique», a résumé Edward Moya, analyste pour Oanda.

Le cours du brut, dont la montée peut accélérer l’inflation déjà au plus haut en 40 ans aux États-Unis, s’est envolé de 7,14% pour le baril de Brent qui s’est installé à un cheveu de 105 $US. Le prix du baril texan (WTI) a bondi de 8,03%.

Reflet d’une précipitation des investisseurs vers les valeurs sûres comme les obligations, les rendements sur les bons du Trésor à 10 ans sont tombés à 1,71%, au plus bas depuis un mois et demi. 

«La Bourse de New York a appuyé sur le bouton vente pour tous les secteurs, sauf l’énergie», soulignait Edward Moya alors que dix des onze secteurs du S&P 500 étaient dans le rouge.

«Les courtiers essayent de limiter leur exposition à tout ce qui est lié à la Russie et certains s’inquiètent d’un ralentissement économique prolongé», a-t-il ajouté.

Pour Art Hogan de National Security, les investisseurs «sont de plus en plus nerveux, car l’armée russe rempile, ce qui atténue les espoirs d’un retrait ou d’une désescalade russe, en réponse à la résistance ukrainienne et aux sanctions occidentales».

«Il va falloir attacher sa ceinture et attendre de voir comme cela se passe», a ajouté l’analyste.

Les indices ont donc commencé le troisième mois de l’année dans le rouge après déjà les deux premiers mois négatifs.

Le Dow Jones a perdu plus de 8% depuis le début de l’année, et le Nasdaq 13%.

À la cote, le titre Target (TGT) a été chaudement salué (+9,84% à 219,43 $US) après que la chaîne de magasins a révélé des résultats meilleurs que prévu au quatrième trimestre et affiché des perspectives de croissance optimistes, avec ouverture de nouveaux magasins, au-delà de 2022.

La plateforme d’intermédiaire pour les prescriptions médicamenteuses, GoodRx (GDRX), a vu ses actions plonger de 38,91%, après des résultats moins bons qu’attendu.

Le groupe pétrolier Chevron (CVX) a grimpé de 3,97% à 149,72 $US après avoir doublé son plan de rachat d’actions annuel.

Comme les autres grands noms de la technologie, Apple (AAPL) a terminé en baisse de 1,16% à 163,20 $US. Le titre se redressait légèrement dans les échanges électroniques après que le groupe a annoncé suspendre la vente de ses produits en Russie.

L’arrêt depuis lundi de la cotation d’une dizaine de titres de compagnies russes sur le Nasdaq et le NYSE se poursuit, dont celle du géant de la tech russe Yandex ou du groupe de paiements électroniques Qiwi. 

Cet arrêt des échanges est lié à l’obligation pour ces entreprises d’informer leurs actionnaires et les marchés sur la façon dont la situation en Russie pourrait avoir un impact significatif sur leur activité.