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Bourse: Wall Street finit divisée

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: Wall Street finit divisée

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York a fini divisée vendredi, signant une nouvelle perte hebdomadaire, après que le Dow Jones a reculé de façon marquée sur la séance, le S&P 500 entrant lui en correction, avant une semaine cruciale avec une réunion monétaire de la banque centrale américaine (Réserve fédérale, Fed).

Les pertes des secteurs de la finance et des services aux collectivités ont fait reculer l’indice phare de la Bourse de Toronto vendredi, pendant que les grands indices boursiers américains clôturaient en ordre dispersé. 

 

Pour (re)consulter les nouvelles du marché

Les indices boursiers à la fermeture 

À Toronto, le S&P/TSX descendait de 137,92 points (-0,73%) à 18 737,39 points.

À New York, le S&P 500 perdait 19,86 points (-0,48%) à 4117,37 points.

Le Nasdaq haussait de 47,41 points (+0,38%) à 12 643,01 points.

Le DOW perdait 366,71 points (-1,12%) à 32 417,59 points.

Le huard chutait de 0,0024 (-0,3389%) à 0,7205$US.

Le pétrole montait de 1,95$US (+2,34%) à 85,16$US.

L’or augmentait de 18,90$US (+0,95%) à 2016,30$US.

Le bitcoin baissait de 330,85$US (-0,97%) à 33 817,98$US.

 

Le contexte

«Les vendeurs sont à la barre. Le marché attend un élément catalyseur pour faire remonter la tendance, et ce pourrait être la Fed», a résumé pour l’AFP Adam Sarhan, analyste de 50 Park Investments, en évoquant la réunion monétaire de la Réserve fédérale.

Une décision sur les taux d’intérêt américains est attendue mercredi, alors que le marché est quasiment sûr d’un statu quo, mais attend des indications sur la suite à venir lors de la conférence de presse de Jerome Powell, le président de la Fed.

«On a souvent vu cela: le marché qui baisse avant une réunion de la Fed», a ajouté Adam Sarhan. «C’est une façon de dire à la Fed, arrêtez de relever les taux et donnez-nous un répit», a poursuivi l’analyste.

Les risques géopolitiques au Moyen-Orient ont aussi pesé sur le moral des investisseurs à la veille du week-end.

Les États-Unis ont mené des frappes jeudi contre deux installations utilisées par les Gardiens de la révolution iraniens et des «groupes affiliés» dans l’est de la Syrie. L’armée américaine a aussi abattu vendredi un drone d’attaque en Irak, près de l’une des bases militaires qui abritent certaines de ses troupes dans le pays.

L’indice VIX, qui mesure la volatilité des échanges, a connu une petite poussée de fièvre vendredi, retrouvant à 21 points son deuxième plus haut niveau depuis fin mars.

Sur le front économique, l’évolution de l’inflation en septembre aux États-Unis, publiée vendredi n’a pas convaincu. L’indice PCE, baromètre préféré de la Fed pour mesurer la hausse des prix, a progressé de 3,4% en septembre sur un an et avancé de 0,4% sur un mois, comme en août, un peu plus qu’attendu.

«Cela reflète le caractère collant de l’inflation des prix des services (hors énergie), qui est encore trop forte pour se diriger vers le seuil de 2% voulu par la Fed», a commenté Michael Pearce, analyste d’Oxford Economics.

Les taux obligataires à dix ans ont peu réagi, restant à 4,83%.

À la cote, le Dow Jones a été plombé par le groupe pétrolier Chevron (CVX, -6,71%), lesté par la baisse des cours du pétrole. Son bénéfice net a plongé de 42% sur un an, à 6,53 milliards de dollars américains (G$US), pour un chiffre d’affaires en baisse de 18,3% à 51,9 G$US.

Ford (FORD) s’est écroulé de 12,25% après avoir annoncé des résultats trimestriels plus faibles que prévu. Le groupe, qui vient de signer un accord de principe, après 41 jours de grève menée par les syndicats UAW, a indiqué jeudi soir que l’impact de ce mouvement social lui coûterait 1,3 G$US.

 

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