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Bourse: Wall Street clôture faiblement dans le rouge

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: Wall Street clôture faiblement dans le rouge

(Photo: Getty Images)

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York a clôturé faiblement dans le rouge mercredi, à l’issue d’une séance mitigée, en attendant un chiffre clé de l’inflation américaine jeudi et alors que la Fed a confirmé sa détermination à combattre cette hausse des prix.

La Bourse de Toronto a clôturé en légère baisse.

 La Bourse de Toronto a perdu plus de 170 point

Pour (re)consulter les nouvelles du marché 

Les indices boursiers à la fermeture

À Toronto, le S&P/TSX a lâché 10,40 points (-0,06%) à 18 206,28 points.

À New York, le S&P 500 a clôturé en baisse de 11,81 points (-0,33%) à 3 577,03 points.

Le Nasdaq a baissé de 9,09 points (-0,09%) à 10 417,10 points.

Le DOW a lâché 28,34 points (-0,10%) à 29 210,85 points.

Le huard a retraité de 0,0014$ US (-0,1954%) à 0,723 $ US.

Le pétrole a diminué de 2,25$ US (-2,52%) à 87,10$ US.

L’or a retraité de 5,90$ US (-0,35%) à 1 680,10$ US.

Le bitcoin a monté de 139,35$ US (+0,73%) à 19 172,96$ US.

 

Le contexte

La publication du compte-rendu de la dernière réunion monétaire de la Fed (les «minutes») a confirmé la forte détermination de la banque centrale américaine à lutter contre l’inflation en remontant les taux d’intérêt au prix d’un ralentissement de la croissance et du marché de l’emploi.

Le resserrement de la politique monétaire doit se poursuivre «malgré le ralentissement du marché de l’emploi», car l’inflation (8,3% en août sur un an, selon l’indice CPI) est à un niveau «inacceptable», dit le Comité monétaire. 

Mais cette ferme résolution n’a pas ému plus que de raison le marché, qui, selon les analystes, a déjà pris en compte la détermination de l’institution.

«Les minutes de la Fed ne nous ont rien réservé de nouveau que le marché ne savait déjà», a indiqué à l’AFP Peter Cardillo de Spartan Capital.

Les membres de la Réserve fédérale (Fed) «ont réitéré qu’ils tiennent le cap pour conserver les taux hauts et ils comptent les relever encore, ces deux points ne changent guère les perspectives», a ajouté l’analyste.

Edward Moya, d’Oanda, voyait même dans ces minutes un signe d’optimisme pour les marchés puisque certains responsables de la Fed ont insisté sur la nécessité de «calibrer» le rythme de hausses des taux «afin d’atténuer le risque d’effets négatifs importants sur les perspectives économiques».

Jeudi, avant l’ouverture de la Bourse, les marchés vont guetter l’indice d’inflation CPI qui devrait s’afficher en léger retrait sur un an à 8,1%, mais toujours au-dessus de 8% pour le septième mois d’affilée, selon les analystes.

Les prix de gros (indice PPI), publiés mercredi, pour leur part sont repartis à la hausse en septembre, gagnant 0,4% contre -0,2% en août et +0,2% prévu.

Sur un an toutefois, ils ont ralenti à 8,5%, montrant, selon Peter Cardillo, que «l’inflation a probablement atteint un pic au niveau des prix à la production».

Les investisseurs ont par ailleurs regardé d’un œil attentif les péripéties du marché obligataire britannique, après que la Banque d’Angleterre a confirmé les propos de son gouverneur Andrew Bailey, à Washington la veille, indiquant que ses achats d’urgence de bons du Trésor cesseraient vendredi.

Mais les autorités monétaires britanniques restent sous pression pour revenir sur cette décision.

«Je ne serais pas étonné que la BoE finisse par relever les taux fortement, d’un point entier de pourcentage pour à la fois combattre l’inflation et secourir la livre», a jugé Peter Cardillo.

La devise britannique s’est redressée vendredi face au billet vert, à 1,109 6 dollar (+1,18%) vers 16h (heure de Montréal).

Les rendements obligataires américains sur les bons du Trésor à dix ans ont reculé à 3,89% contre 3,94% la veille. Le dollar s’est maintenu (+0,5% pour le Dollar index), tandis que les cours du pétrole ont nettement fléchi de plus de 2%, effrayés par l’inflation et son impact possible sur la demande.

À la cote, l’essentiel des onze secteurs du S&P ont reculé, notamment les services d’utilité publique (-3,42%), l’immobilier (-1,39) et les matériaux (-0,80%).

Le géant américain des collations et boissons Pepsico (PEP) a grimpé de 4,18% à 169,39$ US après avoir affiché un chiffre d’affaires meilleur que prévu au 3e trimestre, grâce notamment à ses hausses de prix, et il a relevé ses prévisions de croissance sur l’année.

Le laboratoire Moderna (MRNA) s’est envolé de 8,28% à 130,72$ US après avoir noué un partenariat avec le groupe allemand Merck pour développer et commercialiser un vaccin à ARN messager pour les patients à risque élevé de récidive de cancer de la peau.

Les titres des croisiéristes ont fait un bond de concert après une série de notes meilleures de la part d’analystes, que ce soit Norwegian Cruise (NCLH, +11,61% à 12,98$ US), Royal Caribbean (RCL, +11,48% à 45,36$ US) ou Carnival (CCL, +10,09% à 7,31$ US) alors que ces actions avaient beaucoup fléchi ces dernières semaines.

Uber (UBER, +5,35% à 25,98$ US) et Lyft (LYFT, +5,59% à 11,90$ US) ont largement repris des couleurs après avoir été battus en brèche la veille dans le sillage d’un projet de l’administration américaine de changer le statut de salariés des travailleurs de la «gig economy».