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Bourse: très volatile, Wall Street replonge de 2%

LesAffaires.com et AFP|Mis à jour le 16 avril 2024

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York, victime d'une grande volatilité, a conclu vendredi sa pire semaine en 3 mois.

REVUE DES MARCHÉS. La Bourse de New York, victime d’une grande volatilité, a conclu vendredi sa pire semaine depuis trois mois, ébranlée par la fronde de boursicoteurs justiciers contre des hedge funds forcés de vendre pour couvrir leurs pertes.

La Bourse de Toronto a aussi reculé vendredi, plombée principalement par les secteurs financier, industriel et des matériaux.

 

Les indices

À Toronto, le S&P/TSX a terminé la séance sur un recul de 320 points, ou de 1,81%, à 17 337 points.

À New York, le S&P 500 a perdu 73 points, ou 1,93%, à 3 714 points.

Le Dow Jones a cédé 620 points, ou 2,03%, à 29 982 points.

Le Nasdaq a subi une baisse de 266 points, ou de 2%, à 13 070 points.

 

Le contexte 

En pleine pandémie, mais sans lien avec la crise sanitaire, une fièvre spéculative s’est saisie des investisseurs cette semaine. À l’origine, une chaîne de magasins de jeux vidéos cotée à Wall Street, Gamestop.

Son titre a brutalement progressé en fin de semaine dernière quand une armée d’investisseurs amateurs, utilisant un forum du site Reddit, a décidé d’acheter massivement l’action du groupe pourtant en difficulté. 

Ces boursicoteurs se sont lancés dans une bataille contre des grands fonds d’investissement, qui avaient au contraire parié à la baisse sur le titre, déstabilisant in fine l’ensemble du marché.

«Si ce choc semble anecdotique, il réveille les craintes d’exubérance du marché», souligne Natixis. 

La SEC, le gendarme de Wall Street a dit vendredi «surveiller et évaluer» la situation.

Après avoir été rassurés jeudi par le fait que plusieurs plateformes de trading ont imposé des restrictions sur certaines actions, les investisseurs ont assisté vendredi un retour de la volatilité après l’annonce d’une reprise limitée des achats de ces titres. GameStop s’est encore envolée de 70% à la clôture, et de 427% sur la semaine.

Outre ce dossier chaud, l’incertitude restait forte autour de l’approvisionnement en vaccins anti-COVID.

Bruxelles a adopté vendredi un mécanisme permettant de contrôler les exportations hors de l’UE des vaccins qui y sont produits. Cette décision a été prise en raison des retards de livraisons de vaccins du laboratoire AstraZeneca, approuvé vendredi par le régulateur européen.

Face à la pénurie de vaccins, le géant suisse Novartis va aider à la production du vaccin de Pfizer et BioNTech. L’américain Johnson & Johnson a lui annoncé que son vaccin était efficace à 66%. 

Côté macroéconomie, la pandémie a fait plonger le PIB français de 8,3% en 2020 et celui de l’Espagne de 11%. Le PIB allemand a lui faiblement progressé, de 0,1% au quatrième trimestre. 

Et la perspective d’une reprise immédiate semble bien mince. «Il y a peu d’espoir que la croissance au premier trimestre 2021 soit impressionnante» vu les restrictions, note David Madden, analyste pour CMC Markets UK.

Aux États-Unis en revanche, l’activité manufacturière de la région de Chicago a grimpé en janvier au plus haut depuis juillet 2018, les revenus des ménages ont de nouveau augmenté en décembre, mais leurs dépenses ont décliné.

 

Du côté du pétrole

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mars, dont c’était le dernier jour de cotation, a gagné 0,6%, pour clôturer à 55,88 dollars.

Le baril américain de WTI pour le même mois s’est apprécié de 0,3% à 52,00 dollars.