Bourse: la pire séance depuis l'élection de Trump

Publié le 17/05/2017 à 09:51, mis à jour le 17/05/2017 à 17:48

Bourse: la pire séance depuis l'élection de Trump

Publié le 17/05/2017 à 09:51, mis à jour le 17/05/2017 à 17:48

L'accumulation des déboires politiques du président Donald Trump a jeté trouble sur ses promesses de réformes pro-croissance qui plaisaient tant aux marchés. Wall Steet a terminé mercredi sur sa plus forte baisse depuis l'élection américaine en novembre.

Voici l'état de la situation à la clôture:

S&P/TSX -1,73% à 15273 points

S&P 500 -1,82% à 2357 points

Dow Jones -1,14% à 20 606 points

Dollar canadien -0,10% à 0,7342 $US

Once d'or +1,92% à 1260 points

Barile de pétrole +0,66% à 48,98 $US

Les indices ont signé leurs pires séances en pourcentage en plus de six mois. «C'est une réaction tout à fait classique d'aversion au risque», a commenté Victor Jones de TD Ameritrade, les investisseurs se détournant des actifs jugés risqués comme les actions au profit des valeurs refuges comme certaines devises ou les placements obligataires.

De ce fait, le marché obligataire avançait nettement. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans baissait à 2,219% contre 2,323% mardi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,906% contre 2,992%.

Témoin de la fébrilité des investisseurs, le VIX, surnommé indice de la peur, remontait en flèche mercredi en progressant de plus de 43% soit la plus forte hausse depuis novembre.

Cette réaction des marchés financiers a été déclenchée par un article du New York Times publié mardi soir avançant que le président américain avait demandé en février de mettre un terme à une enquête du FBI concernant son conseiller à la sécurité nationale de l'époque.

Cela a été vu comme une possible tentative d'obstruction à la justice et est venu s'ajouter au limogeage la semaine dernière du directeur du FBI James Comey par le président américain, par ailleurs accusé de s'être montré trop bavard avec des diplomates russes.

«Nous avons des accusations sérieuses qui affaiblissent à coup sûr la position du président», a commenté Alexander Kazan de Eurasia Group.

Cela fait douter de la capacité du président à mettre en place un programme économique qui avait fait bondir la Bourse de New York après son élection.

«Nous avons probablement un marché qui est assez cher et qui cherche un catalyseur pour corriger cela: les dernières nouvelles sont une raison aussi bonne qu'une autre pour reculer», a avancé Jack Ablin de BMO Private Bank.

Les secteurs ayant le plus à gagner des réformes promises, les banques et les titres de technologie ont flanché de 3% aujourd'hui, tout comme l'indice des titres à petite capitalisation, le Russell 2000.

Un des rares titres à la hausse mercredi était celui du géant de la consommation Colgate-Palmolive(CL, 75,69$US), qu ia bondi de 6%, alors que la spéculation bât son plein concernant une offre potentielle pour la société, depuis une rencontre entre le PDG et des investisseurs a été éventée par le New York Post.

Les prétendants pressentis sont Kraft Heinz(KHC, 89,51$US) la création de Warren Buffett et du fonds brésilien 3G Capital, Unilever(UN,54,63$US) et Johnson & Johnson(JNJ,126,67$US).

Titres en action

Rupert M. Merer, de la Financière Banque Nationale, hausse sa cible pour le titre de 5n Plus(VNP, 2,91$) de 2,75$ à 3,40$. L’analyste souligne que le titre a grimpé de 46% depuis que l’entreprise a dévoilé de solides résultats à son premier trimestre, le 2 mai. Le bond du titre semble toutefois exagéré, la direction indiquant que c’est «business as usual» au sein de l’entreprise. La Caisse de dépôt et placement a acquis 8,7 millions d’actions de la société montréalaise le 2 mars, ce qui en fait le principal actionnaire. Le fondateur, Jacques L’Ecuyer, avait vendu sa participation de 14,1 millions d’actions en février. L’entreprise fait-elle l’objet de spéculation d’acquisition? L’entreprise est un important acteur dans plusieurs métaux rares, ce qui pourrait alimenter les rumeurs. La recommandation de l’analyste est à neutre.

Bombardier(BBD.B, 2,10$) a accordé un contrat de services TI de six ans d’une valeur de 700M$ à IBM(IBM, 153,68$US). Cette entente vise accroître la productivité et à réduire les coûts de la multinationale montréalaise. Il sera intéressant de surveiller la réaction du titre de Groupe CGI(GIB.A, 66,91$) dans la foulée de cette annonce.

Aravinda Galappathige, de Canaccord Genuity, réitère sa recommandation neutre et sa cible de 60$ pour le titre de BCE(BCE, 61,17$) après que le géant des télécommunications eut annoncé son nouveau service Alt TV qui vise reconquérir les déserteurs du service de télédistribution traditionnel. Ce développement était attendu en raison des commentaires du PDG George Cope lors du dévoilement des résultats du premier trimestre, note l’analyste. Ce dernier n’anticipe pas une érosion importante des marges bénéficiaires du service télé de BCE en dépit du prix plus faible de ce nouveau service.

Endri Leno, de la Financière Banque Nationale, réitère sa recommandation surperformance et sa cible de 4,40$ pour le titre de la ProMetic Sciences de la Vie(PLI, 2,05$) après la publication de résultats du premier trimestre qu’il juge conforme aux attentes. La société a encaissé une perte avant intérêts, impôts et amortissement(BAIIA) de 26,5M$, alors qu’il s’attendait à une perte de 26,6M$. La société a utilisé 31,1M$ de liquidités au cours du trimestre. L’approbation attendue en cours d’année du traitement Plasminogen demeure le principal catalyste pour la biopharmaceutique lavalloise.

 

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