Bourse: les marchés américains en zone de correction, Shaw grimpe

Publié le 13/01/2016 à 10:07, mis à jour le 13/01/2016 à 18:17

Bourse: les marchés américains en zone de correction, Shaw grimpe

Publié le 13/01/2016 à 10:07, mis à jour le 13/01/2016 à 18:17

(Photo: Bloomberg)

La Bourse de New York a chuté en zone de correction mercredi, le pessimisme ayant submergé les investisseurs après la confirmation des déséquilibres du marché pétrolier.

À Toronto, l'indice S&P/TSX a perdu 203,49 points, ou 1,64%, à 12 170,41 points.

Le dollar canadien se négocie à 70,14 cents US, en hausse de 0,04%

À New York, le S&P 500 s'est replié de 48,4 points, ou de 2,5%, à 1 890,28 points.

Le Dow Jones a laissé filer 364,81 points, ou 2,21%, à 16 151,41 points.

Le Nasdaq s'est délesté de 159,85 points, ou de 3,41%, à 4 526,07 points.

Parmi les titres en action, le télédistributeur montréalais Cogeco Câble (Tor., CCA) a accru son bénéfice de 7,8% au premier trimestre, aidé par ses activités américaines de câblodistribution. La société a dégagé un bénéfice net de 61,1M$ ou 1,24$ par action, contre 56,7M$ ou 1,15$ l’action à la même période l’an dernier. En moyenne, les analystes visaient un profit de 1,26$ l’action. Le titre a reculé de 0,61%.

Le titre d'un autre câblodistributeur, Shaw Communications(Tor., SRJ.B), a progressé de 4,84% après l'annonce de la vente d'une division média à Corus Entertainment, pour 2,6G$.

Cascades (Tor., CAS), qui profite à la fois d’un taux de change favorable et de la baisse des coûts de ses matières premières, figure parmi les rares titres québécois qui touchent de nouveaux sommets ces temps-ci. L’action a grimpé de 7,5% mardi pour atteindre un plus haut en près de 9 ans. Le titre a perdu 3,6%.

Magna International (Tor., MG) dévoile ce mercredi ses prévisions pour l’exercice 2016 dans le cadre du salon de l’automobile de Détroit. La chute du titre depuis l’été dernier, malgré des perspectives favorables, pourrait éveiller l’intérêt des investisseurs à la suite de cet événement. Le titre a ajouté 2,32%.

Steve Arthur, de RBC Marchés des capitaux, dit s’attendre à une solide croissance des revenus et des bénéfices pour l’exercice à venir.

Les revenus devraient progresser de 10,5% par rapport à 2015 pour atteindre 35,1 milliards de dollars américains, en bonne partie en raison des acquisitions.

John Aiken, de Barclays, publie un aperçu des résultats du quatrième trimestre des compagnies d’assurance. Il dit anticiper une hausse du dividende de la part de Manuvie (Tor., MFC) et de la Great-West (Tor., GWO). L’analyste a toutefois légèrement réduit sa cible pour la Great-West, la faisant passer de 37$ à 35$.

Frederic Bastien, de Raymond James, recommande chaudement l’achat du titre de Brookfield Infrastructure Partners (Tor., BIP), car il juge que l’évaluation a baissé à un niveau sans précédent. Sa cible est à 50$US.

En zone de correction

Les indices sont ainsi retombés en phase de correction par rapport aux plus hauts de 2015, représentant une chute de plus de 10%. Le Nasdaq n'a plus qu'une avance d'une vingtaine de points par rapport à la précédente correction du mois d'août.

Uniquement depuis le début de janvier, le S&P 500 a perdu 7,5% de sa valeur, comparativement à 9,6% pour le Nasdaq, 7,3% pour le Dow Jones et 6,4% pour l'indice torontois S&P/TSX.

L'indice S&P 500 est à peine 23 points au-dessus du creux annuel de 2134 établi le 24 août. L'indice phare a perdu 11,4% depuis son sommet historique du mois de mai.

L'indice des titres à faible capitalisation Russell 2000 a chuté de 22% depuis son sommet du mois de juin.

Les coqueluches du secteur de la technologie de l'an dernier en prennent pour leur rhume: Netflix (NFLX) a perdu 8,5%, Amazon (AMZN) a flanché de 5,8%, Facebook (FB) a cédé 3,9% et Alphabet-Google (GGOG) a retraité de 3,5%. Netflix et Amazon avaient plus que doublé en 2015 ; Facebook avait gagné 34% et Alphabet, 47%.

Mercredi, Morgan Stanley a réduit de 3% sa répartition recommandée dans le secteur de la technologie.

Seule consolation, l'indice de volatilité VIX, aussi baptisé le baromêtre de la peur, a terminé la séance à 25,22. C'est un peu plus que la moyenne de 20 depuis 1990 et moins que la pointe de 53 atteint au mois d'août,

Le premier rebond de l'année enregistré la veille, et qui avait semblé se confirmer à l'ouverture grâce notamment à la stabilisation de la plupart des Bourses asiatiques et européennes, s'est rapidement inversé. Les investisseurs ont minimisé les bonnes nouvelles relatives représentées par des chiffres moins mauvais que prévu du commerce extérieur chinois, ou l'absence de nouvelle dévaluation du yuan.

«Les investisseurs ne croient pas que nous ayons atteint un plancher et cela continuera tant que le (marché du) pétrole ne fera pas preuve de vigueur», a expliqué Michael James, chez Wedbush Securities.

Les indices ont abandonné leurs gains lorsque le ministère américain de l'Energie (DoE) a annoncé que durant la semaine dernière non seulement les stocks de brut avaient augmenté, mais également ceux d'essence et de produits distillés, pour la deuxième semaine de suite et de façon très marquée, signalant une demande en panne face à une offre surabondante.

Ces chiffres décevants n'ont pas empêché le cours du baril de pétrole (WTI) pour livraison en février pétrole de se stabiliser à New York, mais ils ont démoralisé les investisseurs en actions, inquiets des implications du marasme pétrolier.

Pour Art Hogan, chez Wunderlich Securities, l'inquiétude est que la chute du pétrole déstabilise les marchés financiers, avec d'une part une tendance à négliger tous les actifs risqués, dont les matières premières et les actions, pour privilégier les valeurs refuges, comme les bons du Trésor.

D'autre part, «nous sommes inquiets qu'il puisse y avoir des faillites dans le secteur de l'énergie, de l'effet domino», a-t-il ajouté.

De son côté , M. James a noté que le marasme pétrolier pesait sur le moral de tous les investisseurs. «Le pétrole est un déterminant essentiel de la vigueur de l'économie, et tant que nous verrons un marché déséquilibré, ou que la demande ne se reprendra pas, cela aura des implications dépassant largement le complexe énergétique» et qui concerneront la croissance mondiale, a noté M. James.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à dix ans s'affichait à 2,064% contre 2,108% mardi soir, et celui des bons à 30 ans à 2,84% contre 2,88% la veille.


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