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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture vendredi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture vendredi

(Photo: La Presse Canadienne)

REVUES DES MARCHÉS. Les Bourses européennes sont en hausse vendredi et Wall Street se dirige vers une ouverture dans le vert, les investisseurs restant dans l’attente de la publication d’un rapport sur l’emploi aux Etats-Unis.

 


Les indices boursiers à 07h30

Les marchés mondiaux étaient principalement en hausse vendredi matin, alors que les investisseurs attendaient la publication de nouvelles données sur l’emploi aux États-Unis.

Paris ajoutait 0,2% en début de séance en Europe, Londres 0,3% et Francfort 0,5%.

À New York, avant l’ouverture des marchés, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles et l’indice élargi S&P 500 étaient stables.

En Asie, le Nikkei 225 a reculé de 0,3% à Tokyo. Le Hang Seng a bondi de 1,6% à Hong Kong. Sydney a pris 0,4% et Séoul 0,2%. La bourse de Shanghai rouvrira lundi après avoir été fermée toute la semaine pour un congé.

À la Bourse des matières premières de New York, le cours du pétrole prenait 26 cents US à 82,57 $ US le baril.

 

 

Le contexte

 

« Cette hausse vient de mauvaises raisons, car c’est la réduction de l’offre et non l’amélioration de la demande qui entraîne ce mouvement », commente Xavier Chapard, membre de l’équipe recherche et stratégie de la Banque Postale AM.
« On est encore loin du choc énergétique de 2022 », souligne Xavier Chapard, « mais si la hausse du prix du pétrole perdure, l’inflation énergétique va de nouveau contribuer légèrement positivement à l’inflation en 2024 », poursuit-il.
Ainsi, « pour les banques centrales, la hausse du prix du pétrole complique la donne, même si en l’état nous pensons toujours que la Fed et la BCE devraient s’accorder du temps et maintenir leurs taux inchangés d’ici la fin de l’année », estime encore l’analyste.
« Je crois que nous sommes proches ou très proches du point haut des taux d’intérêt », principal instrument pour lutter contre l’inflation, a déclaré mercredi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau au cours d’une interview sur BFM Business.
Sur le marché obligataire, le taux d’intérêt de l’emprunt à 10 ans allemand montait à 2,62%, contre 2,61% la veille.
Les taux, tombeurs de Barratt
Le constructeur immobilier britannique Barratt Developments perdait près de 2% à la Bourse de Londres mercredi après avoir annoncé que la hausse des taux des crédits immobiliers pèse sur la capacité d’emprunt des ménages britanniques et sur ses résultats annuels.
La société de sécurité informatique Darktrace reculait de près de 4%, malgré la publication d’un bénéfice net en forte hausse pour son exercice complet achevé fin juin, les investisseurs étant refroidis par des perspectives en demi-teinte pour l’exercice en cours.
Barry Callebaut lance un grand programme d’économies
Le fournisseur suisse de cacao et chocolat Barry Callebaut (+0,13% à Zurich) a annoncé mercredi une réorganisation de ses activités, accompagnée d’un grand programme d’économies, sous l’égide de son nouveau directeur général, nommé en avril pour améliorer les performances du groupe.
Du côté des devises
Le dollar américain se stabilisait par rapport à l’euro après des gains la veille. L’euro grappillait 0,08% à 1,073 1$US vers 9 h 55 GMT.
La livre britannique perdait un peu de terrain par rapport à l’euro et au dollar américain, sans grande conviction, avant une prise de parole du gouverneur de la Banque d’Angleterre (BoE) Andrew Bailey, quand le dollar canadien fléchissait avant une réunion de la banque centrale du Canada.
Dans le détail, la devise britannique perdait 0,10% par rapport au dollar américain, à 1,255 2$US pour une livre, et baissait de 0,18% face à l’euro à 85,49 pence pour un euro.
Le bitcoin gagnait 0,16% à 25 748$US.
bur-mgi/ak/eb

«Tous les yeux sont tournés vers les rapports emplois américains de septembre publiés cet après-midi, car ils pourraient déterminer si la Fed augmentera ou non une dernière fois ses taux» pour lutter contre l’inflation, commente Xavier Chapard, de l’équipe de recherche et stratégie de LBP AM.

«La Réserve fédérale (Fed) américaine ayant laissé ses taux inchangés à l’issue de sa dernière réunion de septembre, il n’est pas certain que nous assistions à une nouvelle hausse des taux lors de la prochaine réunion de novembre, et c’est cette éventualité qui rend les marchés nerveux», note pour sa part Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Pour que les marchés actions s’octroient une clôture positive, «il faudrait donc que les chiffres sur l’emploi aux États-Unis soient aussi faibles que ceux du rapport ADP (l’enquête mensuelle ADP/Stanford Lab sur les créations d’emplois du secteur privé américain, NDLR) cette semaine», poursuit-il.

Ce rapport avait démontré un nouveau ralentissement des créations d’emplois du secteur privé aux États-Unis en septembre, à 89 000 nouveaux emplois créés, soit près de la moitié moins qu’en août et très en dessous des attentes.

Sur le marché obligataire, les taux repartent en petite hausse vendredi: le rendement des emprunts d’État américains à 10 ans ressortait à 4,74%, contre 4,72% la veille en clôture.

En Europe, le taux allemand de même échéance évoluait à 2,90% contre 2,88%, et celui de la France à 3,49% contre 3,46%.

 

GSK vend des actions à Haleon

Après la scission de son activité de soins de grande consommation sous le nom d’Haleon l’an dernier, le laboratoire pharmaceutique britannique GSK (+0,47%) a annoncé vendredi avoir vendu 885,6 millions de livres (plus d’un milliard d’euros) d’actions encore détenues dans cette entreprise.

 

Heidelberg Materials en hausse

À Francfort, le cimentier Heidelberg Materials (+2,45%) navigue en haut du Dax après une recommandation d’achat de la Banque HSBC.

 

Kewpie bondit à Tokyo

Le géant japonais de la mayonnaise Kewpie a bondi de près de 4% vendredi à Tokyo après avoir relevé la veille son objectif de bénéfice net annuel de 41%, confiant dans les effets de ses augmentations de prix de vente et ses performances à l’étranger, malgré les difficultés d’approvisionnement en œufs liées à la grippe aviaire, la hausse des prix des céréales et de l’énergie et la baisse du yen.

 

Le pétrole et le dollar se stabilisent

Le pétrole se stabilisait vendredi, pris entre inquiétudes sur la demande et l’annonce par la Russie de l’allègement de ses restrictions d’exportations sur le diesel sous certaines conditions.

Le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre avançait un peu, de 0,29%, à 84,31 $US. Le West Texas Intermediate (WTI) américain, avec échéance en novembre, prenait 0,36% à 82,57 $US.

Du côté des changes, la prudence était aussi de mise avant l’emploi aux États-Unis. Le dollar était stable, à 1,0554 $US pour un euro, et perdant 0,16% face à la livre à 1,2211 $US pour une livre.

Le bitcoin se négociait à 27 682 $US, en hausse de 0,74%.