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Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture vendredi

lesaffaires.com, AFP et Presse canadienne|Mis à jour le 16 avril 2024

Bourse: ce qui bouge sur les marchés avant l’ouverture vendredi

(Photo: 123RF)

REVUE DES MARCHÉS. Après un premier semestre catastrophique pour les marchés, les Bourses mondiales évoluaient plutôt à la baisse vendredi, toujours préoccupées par le risque de récession.

Le dollar, valeur refuge, était en hausse marquée vendredi face à la livre britannique, profitant des craintes sur l’économie mondiale et du ton déterminé de la Réserve fédérale américaine

 

Les indices à 8h30

Les indices européens ont ouvert en nette baisse, avant de se stabiliser. Vers 12H05 GMT, Paris (-0,01%) était stable quand Londres perdait 0,22%, Francfort 0,16% et Milan 0,19%. 

En Asie, Shanghai et Tokyo ont perdu du terrain, tandis que la Bourse de Hong Kong est restée fermée pour le 25e anniversaire de la rétrocession du territoire à la Chine par le Royaume-Uni. 

La Bourse de New York s’orientait vers une ouverture en baisse de 0,42% pour le S&P 500 à 0,59% pour le Dow Jones. Jeudi, les indices américains ont perdu entre 0,8% et 1,3%, et sur les six premiers mois de l’année les pertes sont catastrophiques. 

Pour le S&P 500 c’est le pire début d’année depuis 1970, avec une chute de plus de 20%.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, grimpait de 2,26% à 111,49 $US.

Le baril de West Texas Intermediate (WTI) américain pour livraison en août prenait quant à lui de 2,24% à 108,13 $US.

Le billet vert prenait 1,01% face à la livre britannique à 1,2056 dollar pour une livre.

Le Dollar index, qui compare la devise américaine à d’autres grandes monnaies, atteignait 105,00 points, prenant 0,30%.

 

 

 

Le contexte

Les dépenses des ménages américains ont ralenti au mois de mai sous l’effet d’une inflation record et de revenus qui n’augmentent pas suffisamment pour la compenser, selon les données du département du Commerce publiées jeudi.

Ce ralentissement pourrait cependant satisfaire la banque centrale américaine (Fed) qui, depuis mars, augmente agressivement ses taux directeurs, précisément pour tempérer la demande, et donc la pression sur les prix.

Jerome Powell, le président de la Fed, a d’ores et déjà dit que l’institution comptait relever encore ses taux d’ici la fin de l’année.

«La guerre en Ukraine, la flambée des prix de l’énergie, le resserrement significatif des conditions monétaires et l’apparition de crainte de récession mondiale sont autant de facteurs qui ont causé un large stress sur les marchés financiers», énumère Guillaume Dejean, analyste pour Western Union.

Autant de raisons pour se tourner vers les actifs considérés comme des valeurs refuges, comme le dollar américain.

Le dollar profite du ton bien plus déterminé de la Fed quand la Banque d’Angleterre semble moins agressive dans sa lutte contre la montée des prix.

Dans le même temps, «des inquiétudes persistent quant à la faiblesse de l’économie britannique», affirme à l’AFP Susannah Streeter, analyste de Hargreaves Lansdown.

«Cela signifie que la Banque d’Angleterre (BoE) pourrait procéder à des hausses de taux plus progressives, alors que la Réserve fédérale devrait adopter une position plus agressive en matière de politique monétaire, ce qui fait grimper le dollar par rapport à la livre», explique l’analyste.

Avec la hausse des coûts de l’énergie, le ralentissement de l’activité au Royaume-Uni à son plus bas depuis le confinement de l’hiver 2021, «les inquiétudes croissantes liées au Brexit ne sont que la cerise sur le gâteau», ajoute Ipek Ozkardeskaya, analyste à Swissquote interrogée par l’AFP.